Sir Anerood Jugnauth, ancien président de la République et leader du Remake 2000 rend le ministre de tutelle, Anil Bachoo, directement responsable de la “maladministration” à la Corporation Nationale de Transport (CNT) et l’accuse d’avoir pour “hidden agenda” la privatisation de cette compagnie de transport par autobus à capitaux publics “dans un but inavouable”. Pour lui, le ministre qui n’a pas “assumé ses responsabilités”, doit partir. Le leader du Remake 2000 qui parle “d’instabilité sans précédent” dans le pays trouve, par ailleurs, que la “chute de Yatin Varma et de Reza Issack, deux pur sang travaillistes, annonce la chute à venir du gouvernement, dans son ensemble”.
Sir Anerood juge que le pays vit, ces jours-ci, une crise sociale et une instabilité “sans précédent”. Alors que, selon lui, le feu couve sous les cendres, certains ministres s’activent à “sauver leur peau et leur fortune”. L’ancien président de la République dit souscrire à l’idée des observateurs qui estiment que le pays s’achemine vers une situation semblable à celle de 1982. Il cite, nommément, à ce propos, le directeur du Mauricien Ltée, Jacques Rivet (voir Week-End du 23 juin) “Comme en 1982, il nous faut d’un changement en vue de redonner confiance à la population et espoir aux jeunes”, estime, ainsi, le leader du Remake 2000.
Enchaînant avec la situation à la Corporation Nationale de Transport (CNT), SAJ trouve que ce qu’il en résulte n’est que la conséquence de la “culture travailliste”. Alors que, dit-il, cette compagnie de transport par autobus à capitaux publics était “une fierté nationale” et “un exemple pour l’ensemble de l’industrie du transport”, elle s’achemine, désormais, vers la banqueroute. Sir Anerood rend, à ce propos, le ministre de tutelle, Anil Bachoo, directement responsable de la “maladministration de la CNT” en raison, dit-il, de son “incompétence et de son manque de vision”.
Citant le terrible accident meurtrier de Sorèze sur l’autoroute, ainsi que les nombreux autres accidents et incidents dans lesquels des autobus de la compagnie ont été impliqués ces derniers temps, dont l’épisode de la portière qui s’était détachée d’un véhicule de la CNT en stationnement sur l’arrêt près du Rogers House à Port-Louis, le leader du Remake 2000 trouve que tout cela donne une indication du niveau du service d’entretien de la flotte. Aussi, s’étonne-t-il que le ministre Bachoo n’évoque que maintenant la dangerosité d’un certain nombre d’autobus de la CNT.
“Si, déclare SAJ, Bachoo n’était pas au courant que cela influait, depuis tout ce temps, sur le service, c’est qu’il ne s’intéressait pas à la bonne marche de la compagnie. Ou, alors, il a pour ‘hidden agenda’ de privatiser la CNT dans un but inavouable”. Sir Anerood s’étonne que ce ne soit que maintenant que le ministre évoque la sécurité des passagers. “Pourquoi a-t-il tant laissé détériorer les choses ? “, se demande-t-il. Le leader du Remake 2000 accuse ainsi Anil Bachoo de vouloir “met later dan lassiet travayers”.