La reprise du travail dans la fonction publique et de certains secteurs du privé le 15 mai n’a pas eu un impact important sur le transport public. Au niveau de la CNT, avec 196 autobus sur les routes, contre une trentaine pendant la période de confinement, le service a été assuré sans difficulté. Et pour cause : peu de personnes ont voyagé par le transport public pour se rendre au travail avec 45% de la flotte déployée. On s’attend à une augmentation du nombre de passagers graduellement.

Sunil Gopal, responsable de la communication de la CNT, soutient que le nombre de voyageurs est resté relativement bas pour le premier jour. « J’ai fait le tour des gares à Vacoas, Curepipe et dans le Sud. Mon constat est que nous avons encore très peu de passagers. Peut-être que cela changera jusqu’à la semaine prochaine », fait-il comprendre.

Cette situation fait que la distanciation sociale a pu être respectée sans problème. On sait que selon les dispositions prises par la compagnie, certains sièges ont été condamnés dans les autobus, afin que les passagers puissent s’installer à des endroits éloignés. Des stickers ont été placés pour indiquer où il est permis de s’asseoir ou pas.

« Pour l’heure, le public voyageur collabore avec les chauffeurs et receveurs. Les gestes barrières sont devenus quasi automatiques. Rappelons qu’il est aussi obligatoire de porter un masque pour pouvoir entrer dans des autobus. Quant aux chauffeurs et receveurs, à leur demande, nous leur avons également donné des visières en plastique, en plus du masque et des gants pour se protéger. »

Pour s’assurer que toutes les règles soient respectées, les receveurs pourraient aussi demander à vérifier le Work Access Permit à ceux qui montent dans l’autobus. « Ils ne pourront peut-être pas le faire systématiquement, mais d’après ce que j’ai constaté sur place, certains prennent leur rôle très au sérieux. »

Sunil Gopal souligne également la « bonne organisation » au niveau des municipalités, qui procèdent à la désinfection des gares. Il rappelle également, que la hotline de la CNT (427-5000) est toujours disponible et que le public voyageur peut y téléphoner en cas de problème sur les routes.