Pour le président de l’Association pour la Protection de l’Environnement et des Consommateurs (APEC), Suttyhudeo Tengur, l’heure n’est pas à l’affrontement entre le gouvernement et les employés et les syndicats du transport public. Pour lui, chaque partie concernée a sa part de responsabilité dans cette affaire qui, si on ne la prend pas au sérieux, pourrait déstabiliser non seulement le secteur du transport mais le pays en entier.
« Pour y mettre bon ordre et pour que les événements des années 78/79 ne se reproduisent pas dans le pays, il faut des concessions de la part du gouvernement mais aussi des syndicats et des employés », estime Suttyhudeo Tengur dans un communiqué émis au nom de l’APEC ce matin. Il estime que les menaces de grève ou de licenciements ne mèneront pas loin dans la quête d’une solution durable aux problèmes de la CNT. Il demande au gouvernement, surtout aux ministres, et particulièrement au ministre du Transport, Anil Bachoo, de cesser de se mêler des affaires de la CNT et de laisser le « day-to-day running of the business » aux mains du General Manager qui répond directement au conseil d’administration.
Le président de l’APEC est tout aussi dur avec les employés et les syndicats de la CNT. « Il y a sept syndicats qui défendent les intérêts des quelque 2 500 employés, dont certains marcheraient avec les politiciens au pouvoir et d’autres avec l’Opposition. On comprend mal pourquoi les employés de la CNT ont-ils besoin de tant de syndicats et comment ces derniers n’arrivent pas à s’entendre entre eux pour défendre leurs intérêts communs », s’interroge-t-il, avant de se demander ce que viennent faire Ashok Subron, Reeaz Chuttoo et Jane Ragoo à la tête des revendications des employés de la CNT. Suttyhudeo Tengur prône le dialogue et la compréhension entre les deux camps pour sauver la CNT de la catastrophe qui s’annonce et qui pourrait également « noyer » le pays. « S’il faut trouver un autre Professeur Sarathi, trouvons-le, avant qu’il ne soit trop tard ! » conclut-il.