Décidément, soutenu par SON gouvernement, revoilà que la ‘sainte’ mauvaise administration, redoublant d’ardeur, nous pond encore une de ses énormités, avec le refus d’honorer le salaire dû à Ram Bundhoo, le receveur du « Blue Line de la Mort ». Celui-ci, profondément traumatisé, et déjà à terre psychologiquement et physiquement après avoir affronté LA MORT malgré lui et l’horrible suite parsemée de cadavres, de sang et de pleurs, par la faute technique de ses affameurs, est maintenant ébranlé par ce coup de Jarnac qui n’a aucune, absolument aucune justification, ni administrative, ni comptable, ni légale, ni professionnelle… C’est à se demander si on vit bien dans un pays civilisé, et en plein 21e siècle A.D.
 L’inavouable prétexte est tout trouvé : on triture quelques faits, et le tour est joué. Et si, dans le sillage, on affamait toute une famille dépendante sans ressource ? Pas de problème. Et si on va stresser à mort un employé déjà très mal-en-point par notre faute ? On s’en fout. Et si en plus les dirigeants du pays nous soutenaient aussi, d’ailleurs – écoutez leur silence attentiste et maladif chronique… Alors, nous, ….. peuhh !
Mais retraçons le parcours de cette sale affaire. Ram Bundhoo est une grande victime de l’accident de Sorèze. L’élément déclencheur de l’accident est un problème mécanique de son bus, ET ABSOLUMENT PAS LE FAIT DE Ram Bundhoo. Ce problème est donc issu d’une faute de son employeur, la CNT, et donc qui avait et a charge de fournir des conditions de sécurité à Ram Bundhoo, selon les préceptes établis non seulement moraux mais aussi légaux de ‘HEALTH AND SAFETY’ – ces conditions que l’employeur n’a pas remplies, volontairement ou involontairement, directement ou indirectement, mais dont il assume seul la responsabilité.
Et parce que l’employeur – la CNT -, par l’entremise de son Directeur qui a pris ces responsabilités en acceptant un mirobolant salaire chaque fin de mois – n’a pas respecté ses engagements, c’est l’EMPLOYEUR qui a mis Ram Bundhoo dans la situation où celui-ci ne puisse travailler. Et ceci, tout le temps que durent ses calvaires – physique, psychique, monétaire, familiale et tutti quanti – en attendant que l’employeur, au minimum, fasse ce qu’il faut pour lui rendre ses aptitudes à pouvoir travailler normalement.
Il est important de bien souligner que Ram Bundhoo n’a pas attrapé une maladie ni par la force de la nature ni par sa propre faute. Que c’est une faute (technique ou de mauvaise administration, qu’importe ?) de l’Employeur qui l’a mis dans l’état, aujourd’hui, où il ne peut s’exécuter à fournir son travail quotidien. Alors, QUI est moralement, légalement, normalement, voire pécuniairement censé assumer la charge des conséquences de la victimisation de Ram Bundhoo ? La victime elle-même, ou le fauteur fautif, le facteur causal de ce dérèglement de la normalité ? Une analogie simplifiée serait le cas où un soldat est blessé sur le front : est-ce que pendant son hospitalisation de remise en forme, on lui coupe les vivres, à lui et à sa famille ? OU si un employé d’usine se présente à l’usine chaque matin et se retrouve devant sa machine en panne, la faute n’est pas due à une maladie autonome contractée par le travailleur autonome – qui aurait pour conséquence l’arrêt de travail, mais est le fait de l’employeur, par la panne de machine, qui le met en l’état d’arrêt de travail. L’employeur doit rémunérer l’employé qui est mis au chômage technique, chaque jour chômé où celui-ci est disposé à travailler. C’est le b.a.-ba d’un contrat de travail normal, voire d’un contrat moral.
Le ‘ONUS’ dans notre cas ne repose ni sur la Nature, ni sur Ram Bundhoo, mais carrément sur la CNT. Que celle-ci assume ses responsabilités pour une fois, de façon humaine. Et si elle persiste à renier ses responsabilités – et s’il y a un gouvernement qui se respecte en haut là-bas – que celui-ci fasse ce qu’il faut EN URGENCE, c. à. d IM-ME-DIA-TE-MENT, pour y mettre bon ordre. Les insoutenables manquements des uns et des autres ont déjà renvoyé ce pauvre innocent à l’hôpital, et jeté toute sa famille dans une infâme détresse. Plus grave se profile derrière la porte – et heureusement qu’il n’est pas arrivé déjà, l’irréparable. Et s’il arrivait soudain ?
Mais bougez, faites votre boulot, que diable !