Le flou persiste en ce qui concerne la révision des conditions de travail promis à ceux qui tombent sous la catégorie du NRB. Le rapport du ministre se fait attendre et le syndicat des travayer du transport, qui  s’impatiente, sollicite une rencontre d’urgence avec le ministre du Travail Shakeel Mohamed.
Les syndicats des travailleurs du transport sont nombreux à retenir leur souffle en attendant que ministre du Travail Shakeel Mohamed daigne répondre à leurs revendications concernant le rapport sur le NRB. Une lettre a été envoyée au ministre afin de solliciter une rencontre pour plus d’éclaircissement à ce sujet. Pas plus tard que lundi, la Plateform Travayer Transport CNT s’est réunie à Rose-Hill afin de discuter de la marche à suivre.
« À la CNT, on commence à s’organiser. Nous attendons que le ministre nous rencontre d’ici 15 jours. Si toutefois il n’accède pas à notre requête, une assemblée générale spéciale pou ena lie pou gete ki pou fer e pou pran bann desizion an konsekans », a déclaré Reaz Chuttoo, négociateur.
En ce qui concerne le Voluntary Retirement Scheme taillé dans le cadre d’une restructuration basée sur un projet de dégraissage, Poomendra Letchanna, représentant de la TIWU, s’interroge sur l’impact de cette décision sur la CNT. Rappelons que cette compensation cible ceux tombant sous la catégorie du PRB. Ceux qui optent pour cette compensation ont droit à trois mois de salaire par année de service. Ceux qui ne veulent pas prendre leur retraite, seront quant à eux placés dans un autre département du secteur public.
« C’est quoi ce dégraissage ? Pour nous, c’est un mot vague. Est-ce qu’en prenant cette décision, la CNT fera plus de profits ? Quel progrès résultera de cette décision ? », s’interroge le représentant de la TIWU.
Par ailleurs, Poomendra Letchanna souligne qu’à la CNT un manque de travailleurs se fait sentir. Notamment, des chauffeurs, des receveurs et ceux travaillant dans le workshop. Il tient aussi à préciser qu’une assistance policière est réclamée pendant les jours fériés et les week-ends à Rivière-des-Galets pour la sécurité des receveurs, contraints d’attendre qu’un bus les dépose à Souillac pour remettre la recette du jour.