Photo d'archives de Ziaoudeen Noorah, lors d'une de ses comparutions en cour
  • Cet ex-constable, qui a également écopé de trois ans pour une fausse alerte à la bombe, purge déjà une lourde peine pour le meurtre de sa mère, entre autres antécédents

L’ex-constable Ziaoudeen Noorah, 38 ans, qui avait été l’auteur d’une alerte à la bombe après avoir lancé, le 16 octobre 2017, un cocktail Molotov dans l’enceinte de la Cour suprême, a écopé de cinq ans de servitude pénale en Cour intermédiaire pour son méfait.

La magistrate Darshana Gayan a conclu que l’ex-constable avait agi « délibérément », et ce « dans l’intention d’empêcher la tenue d’un procès qui lui était intenté » devant les Assises.

Elle a fait comprendre à Ziaoudeen Noorah, avant de rendre sa sentence hier, que son délit a été pris au sérieux car il avait l’intention de mettre le feu à un bâtiment de la Cour suprême dans le but de ne pas avoir à comparaître devant les Assises.

La magistrate a avancé que c’était « un acte prémédité » et que le jet du cocktail Molotov dans l’enceinte de la Cour suprême, dans la matinée du 16 octobre 2017, avait causé un début d’incendie, ayant laissé des traces sur le mur d’un bâtiment et sur la canalisation d’eau. De même, une fenêtre avait été brisée.

La magistrate a soutenu que les dommages étaient « minimes » mais que l’acte de l’ex-constable est « condamnable » car « il aurait pu mettre la vie de plusieurs personnes en danger » ce jour-là.

De ce fait, elle lui a infligé cinq ans de prison pour avoir tenté de mettre le feu à un bâtiment de la Cour suprême.

Par ailleurs, quant aux deux autres accusations, pour avoir appelé la police et avancer qu’il y avait une bombe en Cour suprême, il a écopé de trois ans de prison. Cette fausse alerte à la bombe avait paralysé les travaux en Cour suprême, vu que les occupants du bâtiment avaient dû évacuer les lieux alors que les forces de l’ordre effectuaient l’inspection du périmètre.

Le cas de l’ex-constable Ziaoudeen Noorah n’est pas un fait fréquent, de par ses nombreuses frasques et délits criminels à son actif. Il avait au départ fait parler de lui pour le meurtre de sa mère, après avoir mis le feu à la chambre de cette dernière suite à une dispute concernant son couple. La mère avait été brûlée vive. Le 8 mai 2018, Ziaoudeen Noorah a écopé de 25 ans de prison pour ce crime. Il a aussi des antécédents de violation de conditions de sa remise en liberté et d’usage de faux documents.

En Cour intermédiaire en mars dernier, il a écopé de huit mois d’emprisonnement pour avoir détourné la somme de Rs 4 500 au détriment d’une habitante de Vacoas, lui faisant accroire qu’il était propriétaire d’une maison à louer. Il lui avait même, à un moment donné, été reproché d’avoir causé la mort de son père, survenue trois semaines après celle de sa mère. Le père, alors âgé de 74 ans, avait succombé à ses blessures après une chute dans les escaliers.