– Devant le juge en référé, Bobby Madhub, le commissaire de police prend un “undertaking” de ne pas rendre cet argent à l’ex-Premier ministre

Des 220 M qui avaient été saisies à son domicile en 2015, Navin Ramgoolam a fait une demande pour que Rs 95 M, constituées de devises locales, lui soient restituées. Par le truchement de son avoué, Booneshwar Sewraj, il avait écrit au commissaire de police pour demander que cet argent lui soit rendu car il estime que « ces billets n’ont rien à voir avec l’enquête policière ». L’IRSA avait déposé une injonction en Cour suprême pour interdire au commissaire de police et à la BoM de lui remettre cet argent. L’affaire a été appelée hier, lundi 25 février, devant le juge en chambre, Bobby Madhub. Le commissaire de police a pris l’engagement qu’il ne rendra pas l’argent à Navin Ramgoolam. L’IRSA n’a pas insisté sur sa demande. La cour, elle, a rayé la demande.

Navin Ramgoolam, par l’entremise de son avoué, Booneshwar Sewraj, avait écrit au commissaire de police le 6 février pour demander que des Rs 220 M qui avaient été saisies à son domicile, Rs 95 M lui soient restituées. Cet argent, en coupures de Rs 1 000 et de Rs 2 000, se trouve en possession de la banque de Maurice.

Pour soutenir sa demande, Navin Ramgoolam avait avancé que cet argent, « qui est en devise mauricienne », n’a « rien à faire avec l’enquête policière », qui est axée sur les devises retrouvées dans ses coffres-forts. Navin Ramgoolam avait également indiqué qu’il devra changer ses anciens billets de Rs 2000 contre les nouveaux. Le lendemain même, l’IRSA est revenue à la charge en demandant une injonction contre le commissaire de police et la Banque de Maurice afin que ces derniers ne remettent pas cet argent à l’ex-Premier ministre. L’IRSA maintient que Navin Ramgoolam fait l’objet de poursuites devant la Cour intermédiaire et que son procès est toujours en cour.

L’affaire a été appelée devant le juge en Chambre Bobby Madhub ce matin et le commissaire de police a pris l’engagement de ne pas rendre les Rs 95 M à Navin Ramgoolam. Le leader des rouges essuie ainsi un autre revers dans sa tentative de récupérer son argent. Face à l’engagement du commissaire de police, l’IRSA, représentée par Me Preetam Chuttoo, n’a pas insisté sur sa demande.

Outre le commissaire de police et la BoM, la motion de l’IRSA est aussi dirigée contre Navin Ramgoolam et le Directeur des poursuites publiques. La juge a rayé l’injonction et Navin Ramgoolam, représenté par son avocat, Me Shaukat Oozeer, a demandé que les frais soient accordés à son client.

Rappelons que l’IRSA, qui a vu le jour sous les dispositions de la Good Governance and Integrity Reporting Act 2015, a fait une demande de confiscation des Rs 220 M retrouvées chez l’ancien Premier ministre après avoir fait une requête statutaire demandant à Navin Ramgoolam d’expliquer la provenance de ces biens, dont des cartes bancaires et deux véhicules.