La défense, représentée par Me Anusha Rawoah, objecte à la motion, faisant ressortir que les charges logées contre l’ex-PM sont assez explicites

L’ancien Premier ministre était de retour en Cour intermédiaire hier dans le cadre du procès qui lui est intenté dans l’affaire des coffres-forts contenant Rs 220 M retrouvés à son domicile, à Riverwalk. Son procès se poursuit après le “ruling” rejetant sa motion pour un “stay of proceedings”. Son homme de loi, Me Gavin Glover, SC, a logé deux motions. Il souhaite ainsi obtenir des précisions sur les dates des délits allégués, soit entre le 31 janvier 2009 et le 7 février 2015. Le Senior Counsel a aussi demandé que toutes les photos, enregistrements de caméras CCTV et vidéos sur les billets saisis lui soient communiqués. Si la poursuite entend faire le nécessaire pour la deuxième motion, elle s’oppose cependant catégoriquement à la première, concernant les précisions sur les dates.

« The particulars and details as provided in the information regarding the period during which the 23 counts were alledgedly are sufficient to satisfy the requirements of Section 125 of the District and Intermediate Court Jurisdiction Act », a soutenu Me Rawoah.
Les débats ont été fixés au 1er avril. « The defence moves for further particulars of the exact dates on which the alledged 23 offences were purportely committed given that all 23 counts speak of a span of time ranging from 31st January 2009 to 7th February 2015 », a déclaré Me Gavin Glover. Il a aussi demandé que toutes les photos, enregistrements CCTV et vidéos sur les billets saisis lui soient communiqués.

Me Rawoah, qui représentait Me Rashid Ahmine, a objecté à la première motion pour la communication des dates sur les charges logées. « The particulars and details as provided in the information regarding the period during which the 23 counts were alledgedly are sufficient to satisfy the requirements of Section 125 of the District and Intermediate Court Jurisdiction Act », a soutenu la State Counsel.

Navin Ramgoolam a plaidé non-coupable des 23 chefs d’accusation logés contre lui en Cour intermédiaire, soit pour “accepting payments in cash in excess of an amount equivalent to 500 000 rupees in foreign currency”, délits qui auraient été commis entre 2009 et 2015. Les 17 premières charges retenues contre Navin Ramgoolam, pour des délits commis entre le 31 janvier 2009 et le 7 février 2015, font état de “Never-Used 100-dollar Bank Notes” retrouvés dans leur emballage d’origine. Les six autres charges concernent les Rs 110 M, en coupures bancaires de Rs 1 000 et dont l’étiquette, attribuée à la State Bank of Mauritius, atteste de la provenance.

Pour rappel, c’est lors d’une perquisition au domicile de l’ancien Premier ministre, à Riverwalk, à Vacoas, le 6 février 2015, que d’importantes sommes d’argent, tant en roupies qu’en devises étrangères, avaient été saisies dans ses coffres-forts.

Navin Ramgoolam : « Dir zot ale get enn ojha pou konn mo surpriz »

Face à la presse à sa sortie du tribunal, le leader des Rouges s’est refusé à tout commentaire sur le déroulement de son procès. Il n’a toutefois pas manqué de réagir aux questions des journalistes sur la « surprise » dont il avait fait mention. La semaine dernière, lors de sa comparution en cour, Navin Ramgoolam avait en effet déclaré : « Li kler ki sir Anerood Jugnauth per enn sel dimounn e se Navin Ramgoolam. Mo dir li pa per, pou ena enn surpriz pou li an 2019 mem. » Et hier, il devait lancer : « Zot anvi kone, ale get enn ojha », faisant ainsi référence à un être spirituel.

Navin Ramgoolam a aussi déclaré : « Monn ekout Bobby Hureeram koze lot zour-la me mo pa le reponn li. Enn dimoun ki aksepte nomn Deputy Speaker, de zour apre dir ale bizin nomm Lesjongard. »