La Commission de l’océan Indien gérera jusqu’à fin 2013 un portefeuille de Rs 100 millions d’euros de projets. C’est ce qu’a indiqué son secrétaire général Jean Claude de l’Estrac lors de son intervention ce matin à l’occasion du deuxième comité des Officiers permanents de liaison (OPL) de l’organisme.
Jean Claude de l’Estrac observe que la Commission de l’océan Indien (COI) est une organisation intergouvernementale qui gère une dizaine de projets touchant à presque tous les domaines de la vie publique de ses pays membres. Le secrétaire général de l’organisme indique que l’instance a géré en 2011 des projets et programmes pour une somme de Rs 12 millions « sur un montant total de programmes pluriannuels de près de 83 millions d’euros ». Avec les nouveaux programmes pour 2013, ce montant devrait atteindre les Rs 100 millions d’euros, affirme-t-il.
L’intervenant souligne que la COI travaille avec de nombreuses institutions internationales. Jean Claude de l’Estrac estime que seul le soutien d’un Officier permanent de liaison (OPL) ne suffit pas. Par conséquent, il propose la création d’un bureau permanent de liaison. « Un bureau autonome, doté d’expertises techniques supplémentaires, pour pouvoir mieux suivre les projets de la COI avec l’ensemble des services nationaux bénéficiaires. »
« Je verrais bien ce bureau permanent de liaison s’appuyer sur un conseil national de coopération régionale que chacun de nos pays membres aurait intérêt à instituer », poursuit le secrétaire général de la COI. Et d’ajouter : « Le renforcement des moyens des OPL est tellement nécessaire et urgent que le secrétariat général a déjà proposé le recrutement dans chaque pays d’un responsable technique pour les soutenir. »
Jean-Claude de l’Estrac indique que les différentes organisations qui financent les projets de la COI sont l’Union européenne (UE), l’Agence française de développement (AFD), le Système des Nations unies, la Banque africaine de développement (BAD) et la
Banque mondiale (BM). Selon lui, ces organismes ont tout à fait le droit de réclamer « la plus grande efficacité et rigueur dans l’exécution des projets », de même que la transparence. La Chine et l’Australie apportent aussi leur soutien.
Le secrétaire général de la COI note que pour la première fois, ses partenaires ont été invités à participer à la première partie des travaux du comité « ce qui leur permettra de suivre au plus près l’évolution des dossiers et faire entendre leurs points de vue sur l’exécution des projets ». Il annonce qu’ils auront également l’occasion d’assister à l’atelier de restitution du Plan de développement stratégique (PDS) de la COI pour la période 2013-2016. Une démarche, affirme-t-il, qui s’inscrit dans un nouveau mode de fonctionnement de la commission pour développer un nouveau type de coopération axé sur une vision à long terme avec ses partenaires.
Cela fera bientôt 30 ans depuis la mise en route du projet de création de la COI. Le 20 décembre prochain, date de son anniversaire, souligne Jean Claude de l’Estrac sera « une bonne occasion de se remettre en question, de se projeter dans l’avenir et de se fixer de nouveaux horizons ».