Jean Claude de l’Estrac est bien placé pour succéder à Callixte D’Offay au poste de secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI) à partir de juillet 2012. Cette question aurait été évoquée au début du mois lors du passage du Premier ministre Navin Ramgoolam à Paris. 
Selon des sources bien informées, la situation à Madagascar a aussi été discutée. Ce qui fait planer le flou sur le pays qui succédera à Maurice à la présidence de la COI, qui normalement devrait revenir à la Grande île. C’est le ministre des Affaires étrangères Arvin Boolell qui préside actuellement le conseil des ministres de la commission. 
Ces deux dossiers devraient être évoqués lors de la réunion du conseil des ministres de la COI prévue le 6 octobre à Maurice. Dans l’éventualité où le régime malgache n’est toujours pas reconnu par la communauté internationale, l’État des Seychelles sera appelé à assumer cette présidence.
Jean Claude de l’Estrac, qui se retirera de ses fonctions de président du conseil d’administration de La Sentinelle à la fin de l’année, a été un des membres fondateurs de la COI lorsqu’il était chef de la diplomatie mauricienne en 1982. 
Maurice n’a jusqu’ici pas été en mesure de présenter un candidat au poste de secrétaire général car il accueille le siège de la COI. La charte de la commission prévoit que Maurice n’a le droit de présenter un candidat uniquement après tous les pays membres ;  ce qui a été fait. Le premier secrétaire général de la commission était un Malgache. Les Seychelles, les Comores et La Réunion ont tous eu l’occasion de voir un de leurs ressortissants assumer les fonctions de secrétaire général.