La célébration du trentième anniversaire de la création de la Commission de l’océan Indien a été marquée ce matin par la visite du président de la République dans les locaux du secrétariat de la COI à Ebène. « C’est une organisation petite par la taille, composée de cinq États membres, mais grande par l’expérience accumulée et l’ambition qu’elle porte », a déclaré Kailash Purryag.
Comme devait le souligner le président de la République, la déclaration de Port-Louis, le 20 décembre 1982, a marqué le début d’une belle aventure collective. La COI devait être institutionnalisée le 10 janvier 1984 aux Seychelles par l’Accord de Victoria avant que l’Union des Comores et la France/Réunion n’intègrent l’organisation en 1986.
« En trente ans, avec l’aide des partenaires de développement, son visage s’est métamorphosé, comme le montre ce nouvel espace que le gouvernement mauricien a mis à sa disposition ».
M. Purryag s’est dit impressionné par la trajectoire de la COI : 40 projets de coopération et de développement ont été lancés et une dizaine sont en cours de réalisation. 200 millions d’euros de financement dont 100 millions d’euros pour la seule période 2007-2017 ont été utilisés.
Le secrétaire général de la COI, Jean Claude de l’Estrac, a estimé que la visite du président de la République au siège de la COI « nous encourage à mener avec encore plus d’énergie la mission qui nous a été confiée ». « Nous voulons trouver en vous un soutien auprès de l’État que vous représentez, auprès des autres pays membres également. La COI ne peut avancer qu’au rythme voulu par ses États membres et des moyens qu’ils sont prêts à déployer », a dit le secrétaire général de la COI.
Don d’équipements
Par ailleurs la COI a remis ce matin des équipements d’une valeur d’environ US $ 400 000 au gouvernement  pour lutter contre la pollution maritime. Les équipements ont été fournis dans le cadre d’un projet régional mis en oeuvre conjointement par la COI et l’Autorité de sécurité maritime de l’Afrique du Sud (SAMSA), et financé par le Fonds Mondial pour l’environnement à travers la Banque mondiale. Ce projet lancé en 2008 se termine fin décembre 2012.
Les équipements ont été reçus par le Secrétaire permanent du ministère des Infrastructures publiques, du Transport extérieur et de la Marine, N. K Ballah, en présence de M.M.D. Phokeer directeur de la coopération régionale au ministère des Affaires étrangères, du Commerce international et de la Coopération de Maurice (également Officier permanent de liaison de Maurice à la COI), des autres autorités mauriciennes et de représentants du SAMSA.
Ce lot d’équipements comprend essentiellement des barrages et un tank flottant de stockage de forte capacité – qui pourront être posés en haute mer –, ainsi qu’un skimmer (filtre) et une pompe très performante. Ce lot d’équipements vient renforcer la capacité de Maurice à lutter contre la pollution marine. Il répond à un besoin exprimé par les autorités mauriciennes, suite à l’incident du MV Angel 1 qui s’était échoué au large de ses côtes.
Dans le cadre du même projet, Maurice avait déjà bénéficié récemment, à travers le SAMSA, d’un premier lot d’équipements d’aide à la navigation et à la communication, qui ont été installés au centre national de commandement des garde-côtes.
Maurice participe à ce projet depuis 2008, au même titre que l’Afrique du Sud, l’Union des Comores, le Kenya, Madagascar, le Mozambique, les Seychelles et la Tanzanie. Il est à noter également que Maurice a bénéficié de plusieurs formations de techniciens, de la formation d’un juriste de niveau Master en droit maritime. Le pays a aussi organisé, avec l’aide du projet, des exercices nationaux de simulation, mis en place une stratégie nationale d’application des dispersants et un plan national de lutte contre les substances nocives et potentiellement dangereuses, remis à niveau ses plans de lutte contre la pollution marine, et réalisé des cartes sur les zones sensibles de l’environnement marin.