La Commission de l’océan Indien organise la semaine prochaine à Mahajanga, Madagascar, une réunion sur la sécurité alimentaire dans l’Indianocéanie et les investissements dans la production agricole. Cet événement réunira la majorité des professionnels de l’agriculture dans l’océan Indien — plus de 120 personnes seront présentes, dont le ministre malgache des Affaires étrangères, le ministre malgache du Commerce et le Secrétaire général de l’agriculture de Madagascar, le président de la Fédération des chambres de commerce et d’industrie de Madagascar, le FIDA, l’Union européenne.
Les axes du futur projet, qui s’échelonne sur sept ans, seront définis, les expériences seront partagées et des actions seront formulées pour assurer la sécurité alimentaire de l’Indianocéanie.
L’agriculture est un secteur important de l’économie nationale pour les cinq pays membres de la Commission de l’océan Indien (COI) mais elle est confrontée à l’existence de nombreuses contraintes liées aux changements globaux (changement climatique et perte de biodiversité) et aux crises alimentaire et énergétique. Ce contexte a mis en exergue la nécessité pour les pays de l’océan Indien (OI) de développer leur autonomie alimentaire en favorisant leurs complémentarités au niveau de leurs économies agricoles sur certaines filières clés.
Diverses études ont été réalisées, confirmant que le potentiel est énorme et localisé à Madagascar avec 90 % des terres arables de la COI. Le projet visera à augmenter la production de riz, de maïs, d’oignons et de grains à partir de trois régions susceptibles de satisfaire aux besoins des autres îles. Les trois régions d’intervention identifiées à Madagascar sont : Sofia, Vakinankaratra et Menabe.
En organisant la production agricole de la Grande Île, il est tout à fait possible d’approvisionner la région de l’OI et même au-delà.
Les thèmes abordés lors de cette réunion sont les axes principaux du futur projet de sécurité alimentaire : promotion de la coopération régionale, intensification agricole et gestion des connaissances, commercialisation et enfin, communication.