Un montant de 1 063 700 euros a été octroyé par la Commission de l’océan Indien (COI) à travers le Programme SmartFish pour renforcer les opérations de surveillance conjointe des pêches dans l’océan Indien et sur le lac Victoria, en Afrique. Grâce à l’appui financier de l’Union européenne, Madagascar, les Seychelles, le Kenya et la Tanzanie renforceront leur plan de suivi, de contrôle et de surveillance (SCS) des pêches.
Le Programme SmartFish est l’un des plus grands programmes sur la pêche en Afrique et comprend un volet important sur le SCS dans la région de l’Afrique australe, orientale et océan Indien. Dans cette région, près de 3,5 millions de personnes vivent à plein temps ou à temps partiel de la pêche.
La pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) menace la durabilité des ressources de l’océan Indien et du lac Victoria. Le lac Victoria est sans doute la plus importante source de poissons d’eau douce sur le continent africain. Il contribue de manière significative aux économies des États riverains (Kenya, Tanzanie et Ouganda) mais aussi à celles des pays voisins.
« La mutualisation des moyens et des ressources combinée à une coordination cohérente ont été les clés du succès des programmes de surveillance de pêche de la COI », souligne Léon Martial Razaka, chargé de mission de la COI. « Il faut renforcer les acquis tout en mettant en valeur les atouts de chaque pays », conclut-il.
Grâce à cet appui, des efforts supplémentaires seront déployés pour renforcer les opérations de surveillance. À titre d’exemple : 30 jours de patrouille supplémentaires pour un patrouilleur seychellois et 58 jours pour les patrouilleurs malgaches. La collaboration interpays s’élargit également puisque, outre les cinq États membres de la COI, le Mozambique, le Kenya et la Tanzanie s’y ajoutent.
« Nous multiplierons les patrouilles conjointes ainsi que les survols aériens et surtout, nous aurons une étroite collaboration avec la surveillance des pêches des autres pays de l’océan Indien », explique Harimandimby Rasolonjatovo, directeur exécutif du service de surveillance de la pêche à Madagascar.
Cette aide financière a été demandée par les États concernés à travers un processus de subvention directe et montre ainsi leur volonté d’engager leurs services dans une coopération régionale en matière de SCS. Ils recevront respectivement 349 834 euros (Madagascar), 294 200 euros (Seychelles), 257 262 euros (Kenya) et 162 264 euros (Tanzanie).