Le Collectif Arc-en-Ciel (CAEC), à l’occasion de la Journée Internationale contre l’homophobie, observée le 17 mai, organise sa Rainbow Parade annuelle ce samedi à Rose-Hill. Cette activité en vue de se battre pour la promotion des droits des Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres (LGBT).
Cela fait huit ans, cette année, que le CAEC a été mis en place pour la lutte contre l’homophobie et les discriminations liées à l’orientation sexuelle à l’île Maurice. Avec l’aide de divers partenaires, tels que PILS, Visa-G, CUT, LEAD – Tibaz, entre autres, le CAEC est la plus importante des Organisations Non Gouvernementale (ONG) soutenant les LGBT.
La Rainbow Parade est une marche qui célèbre l’identité des LGBT, le renouvellement de l’engagement des membres du CAEC aux causes LGBT, la commémoration des étapes importantes du pays concernant ces personnes et l’implication et l’importance d’agir pour leurs droits. Son but est de faire comprendre à un maximum de personnes que les LGBT sont comme tout le monde. La marche aura lieu à la mi-journée dans les rues de Rose-Hill et sera suivie de la Pride Night à partir de 22 h 30 au club La Diva (ex Shout/AG22) à Flic-en-Flac.
Lors de la dernière conférence de presse du CAEC, son président, Jean Daniel Wong, a fait part de la discrimination permanente qui règne à Maurice envers les LGBT. Pour ce dernier, la communauté LGBT devrait obtenir les mêmes droits que n’importe qui. Depuis mercredi, une charte a été lancée et elle est disponible en ligne. « Cette charte est un protocole d’accord non-contraignant entre la communauté LGBT et la société mauricienne qui a pour objectif d’engager les activistes sociaux et politiques, de même que la population en général, à oeuvrer en faveur de la promotion et la protection des droits de la communauté LGBT à Maurice et ailleurs ». Cette charte sera envoyée aux législateurs concernés pour changer les choses.
Jean Daniel Wong a lancé un appel aux autorités concernées pour l’institution d’une unité de protection spéciale pour les personnes LGBT. Il a aussi mis l’emphase sur la différence entre la sodomie et la bestialité qui, insiste-t-il, ne sont pas la même  chose. « La sodomie est tout simplement une façon d’avoir des rapports sexuels, nous sommes en 2013 et il est inconcevable de voir cet acte pénalisé. Cela nous touche beaucoup. Cependant, je suis conscient que changer la mentalité des gens est un travail qui demande du temps mais au niveau du CAEC nous sommes patients et confiants, il est temps que les choses bougent ».