Un profond malaise a envahi l’administration du collège du Saint-Esprit depuis plusieurs mois. Pour cause, la mutation du recteur, Lindsay Thomas. Rumeurs ou procédures en cours, la question est actuellement sur toutes les lèvres. Pourtant, selon nos informations, le Service Diocésain de l’Éducation Catholique (Sedec), qui avait rencontré le recteur à ce sujet en octobre dernier, n’aurait pas donné suite à une discussion au cours de laquelle le recteur a mis les choses au clair sur ses positions sur la question de rotation le concernant plus particulièrement.

Entre-temps les conversations à l’effet que Lindsay Thomas fera bientôt ses cartons vont bon train, inquiétant ceux qui ont toujours soutenu son approche durant ses quatre années en tant que recteur. De l’autre côté, il y a aussi ceux qui, en petit comité, ne cacheraient pas leur satisfaction à l’idée du départ du recteur. La mutation de Lindsay Thomas, dit-on, les aiderait à propulser certains à l’avant-plan au sein de l’administration. D’où le fait qu’il est dit que le recteur est devenu gênant dans le calcul de ses détracteurs.

Cette situation qui a créé deux camps au collège a amplifié le malaise qui perdure depuis quelque temps déjà. Pourtant, les autorités de l’éducation catholique n’ont jamais eu de reproches à faire à Lindsay Thomas. Le système de “rotation” des recteurs est un processus normal, mais pas obligatoirement appliqué dans le secondaire catholique. Dans le cas de Lindsay Thomas, la situation s’avère délicate, dans le sens où le Sedec ne peut le muter dans aucun collège équivalent au Saint-Esprit.

Si Lindsay Thomas accepte de prendre le rectorat d’un autre établissement catholique, sa remplaçante serait logiquement Dominique Séblin, rectrice du collège du Saint-Joseph. À deux ans de sa retraite, beaucoup pensent qu’il serait inconcevable que Lindsay Thomas termine sa carrière sur une note amère.

D’autant qu’il a consacré toute sa vie au collège quatre-bornais et assisté, sans anicroche, son prédécesseur pendant 18 années. Ceux qui soutiennent Lindsay Thomas mettent en avant la performance académique du collège, le maintien des valeurs de l’établissement et surtout sa politique d’ouverture s’agissant de la gestion des problèmes pouvant affecter la vie scolaire depuis qu’il a pris le gouvernail au Saint-Esprit.

Plus récemment, il a désamorcé une situation à caractère communal qui aurait pu avoir de graves conséquences. Contacté, le recteur du Saint-Esprit n’a pas souhaité commenter les informations qui nous sont parvenues. Du côté du Sedec, sa directrice, Gilberte Cheung, n’a pas non plus retourné notre appel.