Mathilde Maurer, élève de 6e, et sa soeur Éléonore Maurer, en 3e, ont décroché ex aequo le prix littéraire Elisabeth Boullé pour cette première édition du concours organisé par l’École du Centre-Collège Pierre Poivre, en hommage à sa fondatrice. Une cérémonie de remise de prix a été organisée mercredi dernier dans les locaux de l’établissement scolaire à Helvetia, Saint-Pierre, pour marquer l’anniversaire d’Elisabeth Boullé.
“Couleurs locales, couleurs mauriciennes” était le thème imposé pour ce concours. Mathilde Maurer avait présenté un conte intitulé Ti Jean et la Pierre Bleue et sa soeur, une nouvelle de science-fiction, Retour à l’essentiel. Ayant eu du mal à les départager, les deux jurys – composés de Shenaz Patel, journaliste-écrivain, Robert Furlong, spécialiste de littérature mauricienne, et Nicolas Baerhel, professeur de technologie, pour les élèves de 6e et de 5e, et de Barlen Pyamootoo, écrivain, Catherine Caudan, directrice de la médiathèque de l’IFM, et Gérald Jetin, professeur d’EPS, pour les élèves de 4e et de 3e – ont décidé de décerner le prix ex-aequo aux deux lauréates. La coordonnatrice de Lettres du Collège Pierre Poivre, Syndie Edouard-Hurrhungee, est d’avis que ce concours littéraire a fait fleurir bien des talents au sein de l’établissement. « Les élèves étaient très appliqués et ont découvert par la même occasion le plaisir d’imaginer une histoire qui se déroule dans un cadre mauricien et d’utiliser les mots de leur quotidien, donnant ainsi à leur récit une saveur locale. »
Le genre variait selon les compétences et les niveaux des élèves. « Ceux de 6e devaient rédiger un conte merveilleux avec pour héros Tizan/Ti Jean, alors que les 5e se sont laissés inspirer par un récit d’aventures dans un contexte mauricien. Quant aux 4e, ayant étudié le genre de la nouvelle en début d’année, elles ont eu à rédiger une nouvelle réaliste en partant d’une des quatre photographies d’un site mauricien communiquées avec le règlement. Aux élèves de 3e, il a été proposé d’écrire la suite d’une nouvelle de science-fiction située à l’île Maurice à partir d’un incipit communiqué lors du lancement du concours », fait-on ressortir dans le dossier de presse émis par l’établissement.
Les élèves ont travaillé en ateliers d’écriture tout en respectant un calendrier préétabli. « Cette aventure unique a été un moment de rencontres : une rencontre enrichissante entre les genres littéraires et un thème local, entre de jeunes talents et le cadre mauricien, et enfin une rencontre surprenante entre les jeunes et une langue. Cette réflexion implicite du bilinguisme, voire du trilinguisme, qui anime notre imaginaire au moment où le monde réfléchit sur les valeurs culturelles d’une langue n’est pas sans avoir un impact sur ces adolescents qui seront les décideurs de demain. Ces jeunes auteurs ont, le temps de cette entreprise, redécouvert la richesse de leur culture et de nouvelles perspectives littéraires », selon Syndie Edouard-Hurrhungee.