La Managers Private Secondary Schools Union qualifie de « cavalière » la manière de faire du ministère de l’Éducation et de la Private Secondary Education Authority (PSEA) s’agissant de la fermeture inattendue du Collège Victoria la semaine dernière.

Selon cette association, il y a « peut-être des faiblesses » concernant le bâtiment de ce collège mais la décision de fermeture reste « brutale » et « témoigne d’un manque de respect » envers le management du Victoria College et les différentes composantes de cet établissement.

La MPSSU trouve « étonnant » que cette fermeture arrive trois semaines après la rentrée des classes. « Cette école a reçu en décembre 2017 son “Certificate of Registration” pour 2018 de la part de la PSEA et après un mois, ce même organisme trouve que les locaux ne sont pas corrects. Quelqu’un a donc fauté quelque part », réagit Ramparsad Mungur, président de la MPSSU.

Selon lui, le rôle de la PSEA « n’est pas de condamner une école mais de proposer des solutions pour une amélioration ».
Les dirigeants de la MPSSU sont surtout « indignés » disent-ils, par « la manière de faire des autorités » envers le manager du collège. « La PSEA a peut-être suivi les procédures mais il y a eu un manque total de respect envers quelqu’un qui a apporté sa contribution à l’éducation secondaire.

Les autorités prennent soin du personnel et des élèves mais n’ont aucune considération pour celui qui a créé le collège », dit la MPSSU. Cette association rappelle que le Collège Victoria fait partie des nombreux collèges privés que certaines personnes qualifient de « ti kolez » et qui ont permis à des milliers de Mauriciens d’avoir accès à une scolarité secondaire alors que l’État n’avait alors que quatre collèges.

La MPSSU, qui a prévu une conférence de presse ce vendredi au sujet de la rentrée 2018 sur les derniers résultats de SC/HSC, ne manquera pas de commenter la fermeture du Victoria College. « Plusieurs collèges privés ont enregistré un score honorable aux examens de HSC alors que ce sont des élèves d’un niveau très faible qui se tournent vers eux en Form I », fait remarquer la MPSSU, déplorant le fait que des personnes « font l’amalgame entre des collèges privés subventionnés gratuits et des collèges payants » en analysant ces derniers résultats.