Alors que la Private Secondary School Authority a déjà finalisé le dossier en vue d’octroyer des subventions à la Doha Secondary School, d’autres établissements privés payants reviennent à la charge avec leur demande pour bénéficier, eux aussi, de l’aide de l’État. Dans une lettre au Premier ministre Navin Ramgoolam, il y a quelques jours, les responsables de ces collèges contestent les critères fixés, accusant les autorités de les avoir « wilfully » écartés de ce droit. « Undoubtedly Doha Academy has been strongly favoured amongst the fee-paying secondary schools », affirment les protestataires.     
Ce n’est pas la première fois que ces directeurs de collèges payants en appellent au chef du gouvernement pour considérer leur demande pour une éventuelle subvention de l’État dans le sillage de la décision du gouvernement prise en décembre dernier en faveur de la Doha Secondary School. Ils sont formels : cette école « a été favorisée ». Et dans cette présente lettre au Premier ministre, ils ne prennent pas des gants pour exprimer leur indignation à ce sujet. Ils font la chronologie de cette décision prise concernant la Doha Secondary School en soulignant que l’annonce a été faite en décembre alors que la PSSA, disent-ils, avait déjà classé cet établissement sur la liste “fee-paying schools” pour l’année scolaire 2013. Ils ajoutent aussi que le nombre d’admissions en Form I dans ce collège a triplé dès que le manager a annoncé aux parents d’élèves qu’ils n’auront plus à payer l’écolage à partir de 2013. « We consider that there is “vice de procedure” where only one fee-paying school has been illegally favoured. »
Les signataires de cette lettre au PM estiment que le critère relatif au nombre d’élèves « is highly unfair, unreasonable and wilfully discriminatory » en soulignant que la norme pour les collèges privés qui perçoivent actuellement la subvention est de 150 élèves. Cependant, la nouvelle politique pour l’octroi des grants stipule trois fois plus d’élèves. « In its new policy for grants allocation, government is creating two categories of private secondary schools namely one with at least 150 students and the other with at least 450 students. Categorising private secondary schools as registered A or B has, since long, been abolished. In this light, imposing a school population three times the normal is merely killing us or bluntly debarring us from eligibility », disent ces six directeurs de collèges payants. Ces derniers ne comprennent aussi pas cet autre critère qui fait obligation à une filière Prevocational puisque cela n’existe pas dans le secondaire payant. « The clause which adds “and 75 in the prevocational stream” is either baffling or hampering. Legally speaking, it is irrelevant and redundant to us because no fee-paying school is eligible for grants to run prevocational stream », écrivent à ce sujet les protestataires.
Les signataires de la lettre au Premier ministre soutiennent qu’ils ne font que réclamer le respect à leurs « droits démocratiques » et menacent d’avoir recours à une action légale si le gouvernement ne considère pas leur demande. Par ailleurs, selon nos informations, les officiers de la PSSA ont déjà fait une évaluation complète de l’environnement scolaire à la Doha Secondary School. Leur rapport sera examiné lors de la prochaine réunion du conseil d’administration de cet organisme qui aura lieu incessamment. Leur évaluation a porté sur les aspects suivants : le bâtiment et la cour de l’école, les specialist rooms, les facilités récréatives, le nombre d’élèves, le personnel enseignant et administratif, la dimension des salles classes, le programme d’études.