• Le Front commun des managers souhaite que le PM, Pravind Jugnauth, « entende la souffrance » des parents et des élèves avec 3 et 4 Credits

Le Front commun des collèges privés, réunissant des associations des recteurs, des managers et des enseignants du secteur, incluant les collèges confessionnels, s’est réuni hier pour passer en revue la situation après les résultats du School Certificate. Le constat est qu’il y a urgence à trouver des solutions aux problèmes affectant le secteur de l’éducation.

L’enjeu, dit Bashir Taleb, le porte-parole, n’est pas trois, quatre ou cinq “Credits”, mais les raisons pour lesquelles les étudiants ne parviennent pas à atteindre cet objectif. Selon lui, on ne peut améliorer l’éducation « sous la menace ». D’où un nouvel appel lancé au Premier ministre, Pravind Jugnauth, pour une réunion. Si rien n’est fait, le front commun envisage une série de mesures pour faire entendre sa voix.

Dans une lettre ouverte adressée récemment au Premier ministre, Pravind Jugnauth, le front commun des collèges privés a rappelé la contribution de ces collèges dans l’éducation à Maurice et a exprimé ses craintes pour l’avenir, surtout par rapport au nombre décroissant d’élèves admis année après année.

Une rencontre était ainsi sollicitée avec le Premier ministre pour faire le point sur la situation et trouver des solutions. Malheureusement, à ce jour, il n’y a eu aucun retour du bâtiment du Trésor. Le front commun s’est réuni hier pour faire un nouveau constat après les résultats du School Certificate.

Bashir Taleb, se faisant le porte-parole du Front commun, indique ainsi qu’un nouvel appel sera lancé à Pravind Jugnauth.

« Nous avons pris en considération que la première lettre a été publiée à la veille du départ du Premier ministre. Raison pour laquelle nous allons lui adresser une deuxième lettre, en espérant qu’il sera cette fois à l’écoute. Nous connaissons son intérêt pour les démunis et nous espérons qu’il sera attentif à tout ce que la population estudiantine et les parents subissent en ce moment. »

Un constat dans les différents collèges démontre ainsi que beaucoup parmi eux n’auront pas de classe de Grade 12 cette année, faute du nombre suffisant d’élèves avec cinq Credits. « Il y a un “mood” noir dans le pays. Beaucoup d’élèves et de parents souffrent. Nous en recevons beaucoup tous les jours avec trois ou quatre Credits, surtout ceux qui ont redoublé et qui ne savent quoi faire maintenant. »

Bashir Taleb précise toutefois que les cinq Credits ne sont pas les seules préoccupations. « Il faut aussi se demander pourquoi les étudiants n’arrivent pas à atteindre cinq Credits. Déjà, l’année dernière, avec les quatre Credits, il y avait des problèmes, mais personne n’a réagi. »

Il ajoute qu’on « ne peut améliorer l’éducation sous la menace, qui a commencé déjà en 2017 ». D’où l’appel directement au Premier ministre. « Comment faire pour avoir les Credits ? Pourquoi est-ce important d’avoir des Credits ? Est-ce une clé ? Il y a des gens qui n’ont pas de Credit et qui sont CEO aujourd’hui en raison de leur débrouillardise. Et d’autres qui ont des Credits mais qui n’arrivent même pas à ouvrir leurs bouches. » De plus, avec l’arrivée prochaine des académies, il y aura un impact social à ne pas négliger, estime-t-il.

Le Front commun, qui attend donc une réaction du Premier ministre, faute de quoi il se verra contraint d’envisager une série de mesures, regroupe la Fédération des managers des collèges privés, incluant ceux des collèges confessionnels, la Managers of Private Secondary Schools Union, l’Union of Private Secondary Education Employees et la Secondary and Preparatory Schools Teachers and Staff Union.