Alors que l’item ‘Performance grants’ figure depuis 2010  à l’enveloppe des grants (management grants) octroyés aux collèges privés, la Private Secondary School Authority n’a pas commencé à distribuer cet argent, soit  une somme de Rs 30 M par an. Cette subvention vise à améliorer le niveau et la qualité de l’enseignement dispensé dans le secondaire privé. « Tout le monde est d’accord avec le principe du paiement des performance grants. But it is the right formula that has not been found », explique un responsable bien en vue du secondaire privé. Il paraît que les parties concernées discutent à nouveau pour trouver, avant la présentation du prochain budget, la formule qui pourrait en faire profiter le plus grand nombre des 90 fully grant aided colleges.
À ce stade, ce qui a déjà été fixé et accepté par les différentes parties concerne les critères pour l’octroi de ces performance grants. Et il y en aura deux : le taux de présence des élèves et le taux de réussites aux examens du SC et de HSC. Mais on bute sur le mécanisme de répartition. La Fédération des managers des collèges privés avait  déjà fait une première proposition à ce sujet. Selon nos informations, la PSSA a fait une simulation de la mise en pratique de cette proposition et les résultats ont démontré qu’une poignée de collèges allaient profiter de cette nouvelle subvention. Ne croyez pas qu’il s’agit des grands collèges, qui obtiennent d’habitude de bons résultats aux examens de Cambridge. Au départ, la Fédération des managers avait proposé que le montant pour le paiement des grants soit calculé à partir d’un progrès de 10% par rapport à l’année précédente. Or, la formule a révélé que  certains collèges, depuis plusieurs années, ont déjà atteint le niveau maximum en terme de résultats  académiques et de taux de présence des élèves. A titre d’exemple, des collèges ont déjà atteint la barre des 80% ou 90% aux examens de SC et de HSC et ils savent qu’il sera difficile d’obtenir un progrès de 10% chaque année. En revanche, les établissements ayant de faibles taux de réussites ou une performance moyenne à ces deux examens disposent de plus de lattitude pour s’améliorer et ont donc plus de chances d’obtenir une performance grants. « Everybody is agreeable to the principle of a performance grants but it is the right formula that has not been found. La difficulté c’est d’avoir une uniformisation dans la mise en application. Et c’est là où le bât blesse », dit un directeur de collège.
Selon nos informations, la Fédération des managers a fait une nouvelle proposition sur laquelle discutent les différentes parties en ce moment. Les managers suggèrent que le barème de paiement se situe dans une fourchette devant être définie, et ce de sorte que les collèges dont les taux de réussites et de présence plafonnent puissent   bénéficier de cette performance grants. D’autres pensent que la performance dans certaines matières spécifiques pourrait être prise en considération dans ce calcul.
En attendant que ces professionnels du secondaire privé et la PSSA tombent d’accords sur la formule qui serait la plus équitable, le ministère des Finances garde farouchement les Rs 90 M déjà allouées pour cette performance grants, et qui auraient du être déboursées en 2010, 2011 et 2012. Par ailleurs, les collèges privés attendent avec impatience le déboursement d’une autre enveloppe d’aide qui leur est destinée, en ne manquant pas de souligner que celle-ci figure successivement dans les budgets 2011, 2012 et 2013. Il s’agit d’une somme de Rs 200 M pour un loan scheme auprès de la Development of Mauritius et qui serait remboursable sur la base d’un taux d’intérêt préférentiel. Ce loan scheme vise à permettre aux établissements privés de rehausser la qualité des infrastructures scolaires et d’entreprendre des projets de développement. Selon nos renseignements, une quinzaine de collèges souhaitent prendre avantage de ce loan et ont déjà soumis depuis plus de deux ans leur demande à la DBM et à la PSSA. Jusqu’ici, ils sont toujours dans le flou et les organismes concernés se renvoient la balle à chaque fois que ces demandeurs s’enquièrent de leur dossier. Ils sont d’autant plus irrités en constatant la rapidité avec laquelle le gouvernement a traité la demande de la Doha Secondary School pour devenir un fully grant-aided college.