Image fournie par la gendarmerie nationale de la collision des navires au large de la Corse le 7 octobre 2018 - Stanislas GENTIEN [GENDARMERIE NATIONALE/AFP]

Vingt-quatre heures après la collision de deux navires au large du Cap Corse, au nord de cette île française de la Méditerranée, et qui a entraîné le rejet de plusieurs dizaines de mètres cubes de fuel, les opérations de dépollution sur la zone ont débuté lundi matin.

Le fuel s’étendait lundi matin sur une vingtaine de kilomètres, en taches disloquées par le vent, dans le périmètre . La quantité de fuel qui s’est déversé est évaluée par les autorités françaises entre 40 et 200 m3 et mobilise des moyens français et italiens.

Le ministre français de la Transition écologique François de Rugy doit se rendre sur place lundi après-midi « pour constater les dégâts et faire un point avec les services de l’Etat sur les moyens mis en œuvre pour contenir les pollutions qui pourraient en découler », a-t-on appris dans son entourage.

Les opérations de dépollution devraient durer plusieurs jours.

Le président nationaliste du conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni s’est dit, toujours sur Twitter, déterminé à « comprendre les raisons de l’accident et établir les responsabilités », soulignant que la collision « a eu lieu dans le périmètre du Parc naturel marin du Cap Corse et de l’Agriate », le plus grand parc naturel marin de France métropolitaine, vaste de 6.830 kilomètres carrés.

Dimanche matin vers 07H30, un navire roulier tunisien, l’Ulysse, parti de Gênes (Italie) vers Tunis, est entré en collision avec le porte-conteneurs chypriote, CLS Virginia, alors au mouillage à environ 28 km au nord-ouest du cap Corse. Le choc a provoqué une brèche dans la coque du porte-conteneurs laissant échapper du fuel de propulsion.

Sur place, deux navires français et deux italiens étaient déjà présents lundi matin, et un autre de chaque pays doit encore arriver. L’objectif est d’empêcher au maximum tout nouveau dégagement de carburant de la soute du porte-conteneurs qui a été endommagée, et de récupérer le fuel qui s’en est déjà échappé.

« Avec le vent, le ruban de fuel (qui faisait environ 4 km de long sur 100 m de large dimanche soir, ndlr) s’est étendu et disloqué », s’éloignant des côtes corses, a expliqué à l’AFP un porte-parole de la préfecture maritime.