Il était plus que temps que les acteurs du pays et de la région se retrouvent autour de la même table pour “redynamiser la riposte” face au VIH/sida. Un thème des plus appropriés pour le douzième colloque VIH/Océan Indien, prévu du 13 au 15 novembre à Balaclava. Professionnels de la santé, travailleurs sociaux, personnes infectées et affectées et autres participeront aux discussions. Une rencontre qui pourrait faire l’effet d’une piqûre de rappel face à la politique de la langue de bois qui se met en place.
Ce douzième colloque intervient alors que la lutte contre le VIH/sida à Maurice comme dans la région appelle à une vraie réflexion pour réorienter l’action afin de la rendre plus pertinente. Certes, à différents niveaux, le travail mené sur le long terme a porté ses fruits. À Maurice, grâce aux efforts soutenus, nous avons assisté à une meilleure dissémination de l’information pour encourager la prévention et combattre l’intolérance qui a longtemps accablé les personnes infectées et affectées. Les soins proposés sont de qualité et sont dispensés dans des conditions mieux adaptées. Ceux qui suivent leur traitement correctement jouissent d’une meilleure qualité de vie. Puisqu’il parvient à rendre le virus indétectable chez le patient, le traitement contribue également à réduire les risques de contaminations.
Pour répondre à la particularité de sa situation, Maurice, après de longues discussions, a pris les mesures qu’il fallait pour limiter la propagation au sein de la communauté des usagers de drogues par voie intraveineuse à travers le programme de maintenance à la méthadone et l’échange de seringues. Selon le ministère de la Santé, en août 2013, 5,690 toxicomanes étaient sur méthadone et 6,000 avaient rejoint le programme d’échange de seringues.