Tenant un point de presse ce matin au Centre Social Marie Reine de la Paix à Port-Louis, Hyder Raman, porte-parole du Front Commun des Marchands Ambulants (FCMA), est revenu sur les derniers événements lié au dossier des marchands ambulants. Les colporteurs ont affiché leur satisfaction quant à la décision du gouvernement de geler le projet de relogement.
Hyder Raman a tenu à saluer l’initiative du gouvernement sur le dossier des marchands ambulants. « Depuis que le nouveau Conseil siège à Port-Louis, il n’a pas été capable de trouver une solution à notre problème. Aujourd’hui, l’État nous propose un plan de relogement à partir de 2014 et cela prendra en compte nos revendications », soutient Hyder Raman. Le président de la Street Vendors Association (SVA) a tenu à rappeler sa collaboration avec les divers gouvernements à ce sujet. Il a tenu à féliciter plus spécifiquement Hervé Aimée, ministre des Collectivités locales, et indique qu’un troisième site a été identifié en vue de reloger les marchands ambulants. En concertation avec le ministre, soutient-il, les colporteurs apporteront leur contribution au plan de relogement. Le FCMA a tenu à assurer sa collaboration avec d’autres opérateurs économiques de Port- Louis. « Nous sommes le joker de la capitale. Nous sommes appelé à travailler en collaboration avec le GM. Mais nous en avons marre de la pression politique. Nous devons nous battre pour nos intérêts personnels mais pas pour les politiciens ! »
Dans le camp des commerçants, à l’inverse, c’est le désarroi et la colère. Le Front Commun des Commerçants de l’Ile Maurice (FCCIM) fustigeait déjà, il y a quelques jours, la participation des ministres et députés du PTr à la manifestation des colporteurs devant la MPL. Elle déplore maintenant la prise de position du GM en faveur des colporteurs, « qui ne paient pas la taxe commerciale ». Pour Raj Appadu, président du FCCIM, « la démagogie a eu le dessus sur l’État de droit ». Ce dernier estime que tous les jugements de la Cour suprême concernant le respect des 500 mètres autour du Marché central « sont littéralement bafoués ». Face à cette situation, le FCCIM maintient son mot d’ordre pour une campagne de désobéissance civile et le non-paiement de toutes les redevances municipales. « Les commerçants ne peuvent continuer à cautionner l’illégalité et subventionner les hors la loi », soutient-il.