Convoquée en 24 heures, le groupe mené par Jean-Michel Giraud pour la présidence du Comité Olympique Mauricien (COM) a lors d’un point de presse vendredi réclamé qu’une assemblée générale élective soit organisée au « plus vite » au sein de cette instance. Entouré de sa garde rapprochée, le secrétaire général de la Mauritius Tennis Federation a exprimé sa satisfaction, certes avec quelques réserves, sur le nouveau Sports Bill qui a été voté dans la nuit de mardi à mercredi à l’Assemblée Nationale. Il a, entre autre, évoqué «la protection du mouvement sportif mauricien ».
Dans les locaux de UPB à Trianon, Jean-Michel Giraud, avait à ses côtés Alain st-Louis (triathlon), Adrien Wehrli (squash), Patrick Bradshaw (rugby), Mario Hung (tai kwon do) et Daniel Gérard (handball) pour soutenir  la nécessité d’assainir la situation au sein du COM après le vote de la nouvelle loi sur le sport à Maurice . «Ce n’est certainement pas une loi parfaite, mais elle a le mérite de venir mettre fin à la pratique des clubs et des fédérations fictives. Désormais, tous club ou fédérations qui veulent se faire reconnaître doivent passer par le ministère comme cela se fait chez les plus grandes nations sportives au monde à l’image même de la France », a soutenu le principal animateur du point de presse.
Pour Jean-Michel Giraud, le côté positif de la nouvelle législation est la fin d’une pratique qui mettait en péril l’avenir du sport mauricien. « Depuis des années, nous n’avons pas cessé de nous battre contre les clubs et les fédérations fictifs. Cette situation a mené à la suspension de l’assemblée générale élective du COM en avril dernier après que la fédération de triathlon, à travers Alain St-Louis eut entré une action devant la justice contre cinq fédérations fictives qui voulaient avoir le même droit de vote que les fédérations qui ont des centaines et des centaines de licenciés. La nouvelle loi est rassurante sur ce point, même si je dois vous dire que nous avons formulé des propositions au ministre concernant certaines clauses», soutient Jean-Michel Giraud
Mario Hung n’a pas passé par quatre chemins pour réclamer que des élections se tiennent au plus vite pour renouveler  le comité directeur du COM. Dans la foulée, il a parlé de son expérience sur les nouvelles fédérations. «Où est-ce que le canoë-kayak sera pratiqué à Maurice? Pour le pentathlon moderne, la nécessité d’avoir un permis de port d’arme sera indispensable et l’autorisation du commissaire de police n’est pas une mince affaire», insiste Mario Hung.
Pour sa part, Alain St-Louis a aussi mis en exergue le fait que les cinq fédérations fictives ont été faites pour «gagner les élections du COM».  «C’est pour cette raison que nous avons entré une action en cour de justice et que nous avons gagné. Si vraiment, le COM avait de bonnes intentions, il y aurait les clubs multisports comme le CSSC pour nous demander d’aider à lancer ces disciplines. Personne n’aurait alors contesté ces fédérations qui sont arrivées à la veille des élections. Comme excuse, le COM a trouvé qu’il y a ingérence du MJS pour renvoyer les élections», souligne le secrétaire général de la FMTri. Ce dernier a aussi souligné que six membres de ce comité, nommément, Sanjay Gooboodhun, James Li Fye, Lindsay Paul, Coomaren Chetty, Elvis Bonne et Véronique d’Unienville ne représentent plus leur fédération.
Adrien Wehrli a souligné que même si le COM n’organise pas une assemblée générale élective, l’instance olympique a cependant le devoir d’organiser une assemblée générale annuelle selon ses statuts dans le but de faire le bilan de la saison et de déposer les comptes audités. «Mais là encore, il y a un problème car l’audit du COM a été pris dans l’affaire Ponzi et ne peut pas fonctionner pour le moment», soutient Adrien Wehrli.
Aux questions de Week-End à Jean-Michel Giraud à l’effet que les nouvelles dispositions du Sports Act ne peuvent être considérées comme un couteau à double tranchant dans la main du ministre, le candidat à la présidence du COM souligne qu’il n’est pas sur cette même longueur d’onde. «Nous avons certainement des réserves sur le texte de loi, mais le plus important reste la volonté des autorités de combattre les clubs et fédérations fictifs et je dois dire aussi qu’il est difficile de croire qu’un ministre puisse stopper ou bloquer un club ou une fédération légitime», répondra-t-il. Quant au retour du football communal, Jean-Michael Giraud a indiqué à une autre question de Week-End qu’il ne se reniera pas après la décision de son club, le Dodo pris en 1980. «J’étais de ceux qui disaient que le football ne pouvait continuer sur une base communale. Et lorsque j’avais pris la présidence du Dodo j’avais nommé un comité pour travailler sur la régionalisation et le Dodo a été le premier club à produire un rapport sur la régionalisation. Donc c’est pas maintenant que je vais me renier», a-t-il conclu.