Événement de taille à la fin du mois du mouvement à Maurice. Une fois n’est pas coutume,ce ne seront pas les sportifs qui seront au centre de ces événements, mais l’olympisme. Maurice a été choisie pour tenir son assemblée générale annuelle à Maurice, plus précisément à l’hôtel Hilton à Flic en Flac, qui a été réquisitionné pour deux jours. Outre le fait que quelque 150 délégués sont attendus pour ces deux jours de discussion, la présence du président du Comité International Olympique (CIO), l’Allemand Thomas Bach et celui de l’ACNO (Association des Comités Nationaux Olympique), le Koweïtien Ahmad Al-Fahad Al-Ahmed Al-Sabah a aussi été confirmé à Week-End par le président du COM (Comité Olympique Mauricien).
La grand’messe annuelle de l’olympisme africain se tiendra donc à Maurice les 24 et 25 novembre dans la salle de conférence de l’hôtel Hilton qui sera ainsi bardé aux couleurs de l’ACNOA. «Nous sommes d’abord très contents de réunir à Maurice tout ce beau monde lié à l’olympisme africain. Le COM est d’autant plus heureux puisque c’est la première fois qu’un tel événement est organisé à Maurice. A notre manière, nous plaçons Maurice sur la carte du monde puisque l’évènement sera suivi dans le monde entier», a expliqué à Week-End, le président du COM. Pour Philippe Hao Thyn Voon, toute la logistique nécessaire pour l’organisation de cette assemblée générale est déjà en place et c’est l’ACNOA qui finance toute son organisation.
Outre les réunions et les interventions de Thomas Bach et Ahmad Al-Fahad Al-Ahmed Al-Sabah, ces deux jours de réunions sont aussi l’occasion pour les comités organisateurs des Jeux Olympiques, notamment RIO 2016 et Lillehammer 2016 de venir faire leur communication sur l’avancée des travaux en cours ou, comme dans le cas de Rio, venir confirmer les dispositions prises avec les Chefs de Mission. Quoi qu’il en soit, Philippe Hoa Thyn Voon s’apprête à vivre un instant important dans sa carrière de président du COM, puisque Thomas Bach sera le 2e président, après Juan Antonio Samaranch, à visiter Maurice après plus de trois décennies. Dans cette conjoncture, le président du COM espère pouvoir, enfin, inaugurer officiellement le Musée Olympique de Trianon.
Jeux d’Afrique à l’agenda
Mais cette réunion sera aussi une occasion pour l’ensemble des pays membres de l’ACNOA de discuter la nouvelle position de cette dernière sur l’organisation des Jeux d’Afrique. Dans un communiqué émis le 27 septembre dernier après une réunion du comité exécutif de l’ACNOA à la fin des Jeux du Congo, suite à la position des gouvernements africains de ne pas céder «en aucun cas sur la propriété des Jeux Africains.» Dans la foulée, l’ACNOA a engagé des consultations avec les fédérations internationales et le CIO pour être plus clair et plus précis sur cette question.
Dans la foulée, l’ACNOA a trouvé qu’il est plus juste de rétablir ses relations avec l’Union Africaine — qui chapeautait le projet de transition entre les états et les mouvements olympiques — pour que les négociations puissent recommencer.
Point important dans le communiqué, c’est la volonté affichée par l’ACNOA pour que les mouvements sportifs et les gouvernements travaillent main dans la main dans la gestion, la promotion et l’organisation des Jeux d’Afrique. «Le sport est comme un oiseau qui a besoin de ses deux ailes pour pouvoir évoluer. Sans les compétences des mouvements olympiques et la force que représentent les gouvernements, le sport ne peut fonctionner», ajoutera PHTV, qui est également vice président de l’ACNOA.
Lors de ces deux jours de réunions, l’instance olympique africaine optera pour que le caractère tripartite (ACNOA, UA et CSSA) de  l’organisation des Jeux d’Afrique soit maintenu.  Autre point important qui sera soulevé et qui a toute son importance, c’est la transformation des Jeux d’Afrique en des jeux qualificatifs pour les Olympiades.