Zozef ek so palto larkansiel revient sur scène dans une quatrième version, au J & J auditorium cette fois-ci, pour neuf représentations (dont trois matinées) du 15 au 22 novembre, la séance du 23 étant à guichets fermés. Stéphane Lebon qui incarne le personnage principal sera entouré d’une trentaine d’artistes tous soutenus par une chorale d’enfants. La promesse d’une bouffée d’air frais proposée par Gérard Sullivan et Dev Virahsawmy en ces temps de morosité ambiante.
« Un constat s’impose : en ces temps aux multiples rebondissements sociopolitiques locaux, l’appel au rêve d’une nation arc-en-ciel épanouie, revient plus pressant et plus lancinant que jamais. » Voici l’idée qui a poussé le prêtre et metteur en scène Gérard Sullivan à se lancer avec sa fidèle troupe d’artistes dans une nouvelle édition de son spectacle fétiche, Zozef ek so palto larkansiel.
Lorsque celui-ci a été créé pour la première fois en 1981 au Théâtre de Port-Louis, il a fait écho au nouveau souffle qui était en train de transformer la société mauricienne. Aussi affirmait-il comme jamais la possibilité de créer un spectacle en créole de bonne tenue qui réunit des artistes de tous horizons pour promouvoir un message d’espoir et d’unité pour la nation. Le succès a été au rendez-vous avec environ soixante-dix représentations étalées sur trois ans, à Maurice, Rodrigues et La Réunion.
La deuxième version s’est tenue en 1990 au Plaza cette fois, avec toujours Cyril Ramdoo dans le rôle principal mais sur de nouveaux arrangements, dans de nouveaux décors et chorégraphie. Nicolas Ritter lui a succédé en 2001 avec la chanteuse Carole Lamport et la chorale d’enfants de Cité Sainte-Catherine. Cette fois-ci, Gérard Sullivan a réuni 30 artistes entourés d’un choeur de plus de 30 enfants dans une chorégraphie que l’on promet dynamique pour faire échos aux couleurs musicales de cette nouvelle version. Bernadette Sanspeur assure les décors et le groupe Witness, la musique.
Adapté en créole et mauricianisé par Dev Virahsawmy et Gérard Sullivan, ce spectacle est tiré de la comédie musicale Joseph and the amazing technicolor dreamcoat, que Tim Rice et Andrew Lloyd Webber ont écrite avant Jesus-Christ superstar. D’inspiration biblique, elle raconte l’histoire du fils de Jacob expédié en Égypte à cause de la jalousie de ses frères, qui finit grâce à son courage et son esprit positif par devenir un proche du Pharaon…
En ces temps de doute et de morosité, le metteur en scène propose de vivre ce spectacle « comme une bouffée d’air frais, une fenêtre ouverte sur le rêve encore possible d’une nation mauricienne et sur une réflexion face aux événements mondiaux. Les artistes de Zozef tous âges et tous milieux sociaux confondus, invitent le public à redécouvrir un message porteur d’espoir et d’énergie transformatrice. »