Que se passe-t-il au sein du comité directeur de la Fédération mauricienne de basket-ball (FMBB) ? Existe-t-il des tensions qui font que les membres prennent leurs distances de la fédération ? À la lecture des récents événements, on pourrait le penser. L’absence de réunions du comité directeur ces derniers temps démontre que les premières fissures sont apparues dans la belle équipe présentée en début d’année.
Tout serait parti, semble-t-il, de la nomination des entraîneurs nationaux en vue de la préparation pour les JIOI. Le choix de Mohamed chez les hommes n’a jusqu’ici souffert d’aucune contestation. Mais celui de James Li Sun Voon, par contre, a provoqué un walk-out de deux membres, Natacha Joumont et Désiré Numa, qui ont ainsi exprimé leur désaccord avec cette décision.
En gros, l’absence de trois membres — Natacha Joumont, Désiré Numa et Hedley Han — a considérablement ralenti l’élan de la FMBB. Mais que se passe-t-il vraiment ? « Natacha Joumont a laissé entendre qu’elle ne souhaitait plus travailler avec la fédération », indiquait mercredi, au lendemain de la réunion du comité directeur, Alvin Athave, vice-président et nouveau PRO de la FMBB.
Selon lui, l’ancienne PRO aurait aussi laissé entendre qu’elle souhaitait prendre ses distances de la FMBB. Cependant, interrogée à ce sujet, elle n’a pas souhaité faire de commentaires pour l’instant. « Mais il n’y a rien d’écrit », précise Alvin Athave.
La rumeur voulait qu’à un moment les trois membres attendaient le retour de Philippe Lee Kam Chung pour exposer leurs griefs. Sauf que ce dernier, à peine de retour au pays, s’est retrouvé à jouer les médiateurs. « Il a demandé aux membres de respecter la décision de la majorité, mais aussi de ne pas disqualifier d’office les entraîneurs nationaux », souligne Alvin Athave.
D’un autre point de vue, les choses semblent se compliquer pour la fédération. L’absence des joueuses de Hoop aux regroupements de la présélection en vue des JIOI pourrait déboucher sur une prise de sanctions de la FMBB. Depuis la mise sur pied de ce groupe, les joueuses du club de Beau-Bassin/Rose-Hill ne se sont pas présentées. « Elles n’ont cité aucune raison valable, certaines laissant entendre qu’elles sont occupées, d’autres n’ont carrément pas répondu », poursuit Alvin Athave.
Si le problème a commencé lors du premier rassemblement le 12 novembre dernier, ce n’est que mercredi que la FMBB a décidé de lancer un dernier appel à ces joueuses. Dans un communiqué émis et signé de la main du secrétaire Frédérick Atisse, il est écrit que la fédération « is very deceived with this unpatriotic behaviour, and will take appropriate actions in due time if those players did not respond. »
Entre-temps, un autre scandale pourrait secouer la FMBB. Les Malherbes Harlems, à travers leur président Danyel Soucient, souhaitent contester la sanction de cinq points prise à l’encontre des deux formations (masculine et féminine) après que les chèques pour les paiements ont été retournés. Ces cinq points de pénalité font donc que l’équipe féminine de Malherbes se retrouvent à la quatrième et dernière place de la Super League.
Mais Danyel Soucient, lui, tient à apporter quelques précisions. Dans une longue communication adressée à la FMBB hier, il est question des décisions prises pour annuler le statut d’arbitrage. Selon Danyel Soucient, cette décision est arbitraire et sans fondement. Ses estimations placent son équipe à la deuxième place du classement derrière Hoop. Mais avec les cinq points de pénalité écopées, les filles de Malherbes se retrouvent donc bonnes dernières.
Lui ne veut pas s’arrêter là, d’autant que cette décision s’applique uniquement à la ligue féminine. Il accuse donc la FMBB de prendre des « arbitrary and unsportsmanlike decisions », arguant que son équipe aurait dû débuter sa campagne de play-offs de manière plus sereine. « C’est une injustice, surtout que la FMBB décide de ne pas appliquer le statut d’arbitrage maintenant », s’indigne Danyel Soucient. D’autant que son équipe aurait dû terminer à la deuxième place.
« Ce n’est pas normal que nous soyons derrière une équipe qui n’a remporté aucune rencontre (ndlr : Highland Young Cadets) », poursuit-il. Selon lui, la décision d’imposer un undertaking/agreement date d’après la Coupe de la République. « Notre histoire de chèques est survenue au moment de la Coupe de la République. Ce n’est pas normal », continue-t-il.
Le mur est-il en train de se fissurer ? La question reste posée…