Le comité pour la restructuration du Centre culturel islamique (CCI) coprésidé par le député Reza Issack et Dr Farhad Aumeer a rendu public son rapport jeudi après trois mois d’audiences et de délibérations. Parmi les principales recommandations, retenons la révocation et le remplacement de l’actuel conseil d’administration, le recrutement d’un directeur et l’ouverture de l’exécutif aux femmes, le recentrage de la mission du CCI sur la culture islamique et l’interaction avec d’autres centres culturels du pays. Pour y parvenir, le comité estime qu’il est impératif que le CCI ne soit plus responsable de l’organisation du Hadj, ce qui y serait devenu au fil des ans « a lucrative activity ». Par ailleurs, Reza Issack a démissionné de la coprésidence du comité à la remise du rapport, ainsi qu’il l’avait prévu avant d’accepter cette mission qui lui avait été confiée par le Premier ministre.
Le rapport déplore que, depuis sa fondation, le CCI a dévié de sa mission culturelle initiale sous la Islamic Cultural Centre Trust Fund Act adoptée par l’Assemblée nationale en 1989, se focalisant sur l’organisation du Hadj au détriment de la promotion de l’art et la culture islamique, de la formation et de l’enseignement des langues arabe et urdu ou encore la dissémination d’informations et l’échange interculturel avec d’autres institutions locales et internationales.
Le comité juge que le “board of trustees” est illégal du fait qu’aucun représentant du Rabita Al Alam Al Islami n’y siège depuis 2005 ; de plus, la période de trois ans pour “hold office” a expiré. Le CCI opère sans directeur, une conséquence notamment d’ingérences politiques, estime le rapport qui recommande la nomination d’une personne compétente sur la base de la méritocratie.
Le rapport constate que le CCI est la plupart du temps désert et “lifeless”, cela dès l’entrée au comptoir de réception « most of the time unoccupied et dreary ». Le personnel administratif est non qualifié et non formé, et de surcroît débordé par l’organisation du Hadj.