La journée d’hier, jeudi 9 octobre, date anniversaire de la naissance de sir Gaëtan Duval, a été marquée par une messe et deux cérémonies de dépôt de gerbes, d’abord sur sa tombe au cimetière Saint-Jean et ensuite aux pieds de sa statue érigée en 2002 par la mairie de Curepipe. L’ancien tribun aurait célébré hier ses 84 ans.
Le cimetière Saint-Jean a accueilli des membres de la famille du disparu, notamment sa soeur Ghislaine (Fifi) Henry, son frère Herbert (Bert) Henrisson, qui a émigré en Australie au début des années 1980 et qui est actuellement en vacances au pays, son fils Xavier-Luc et son petit-fils Adrien, de même que les fils de Fifi Henry, Thierry et Nicolas. En outre, il y avait également les deux colistiers du leader du PMSD pour les élections générales à venir, à savoir Roshi Badhain et Koomaren Chetty, ainsi que des activistes bleus habitués à être présents. Cette cérémonie a été suivie d’une messe dite en l’église Saint-Jean.
À Curepipe, tout s’est déroulé sous l’empreinte d’une forte émotion : plusieurs agents, des « vieux de la vieille », ont fait le déplacement dans le but, non seulement de rendre hommage à la mémoire de l’ancien député et ancien maire qui a su marquer la Ville Lumière de son empreinte, mais en même temps pour pouvoir rencontrer le petit-fils, Adrien, qui compte briguer les suffrages dans la circonscription où son grand-père s’était lancé dans la politique.
Etaint également présents certaines personnalités, dont Mario Bienvenu, actuel maire de la ville, et Jacques Panglose. Ce dernier s’est adressé à l’assistance après que les gerbes eurent été déposées, pour rendre un hommage appuyé, au ton résolument politique, à celui qui a été son mentor dans la profession… « Gaëtan a paru dans plusieurs procès ayant trait au respect de la Constitution. Il n’aurait certainement pas, s’il était encore de ce monde, toléré que l’on touche à la Constitution pour installer une IIe République. Mais puisqu’il n’est plus de ce monde, souvenez-vous de ce qu’a dit son fils Xavier-Luc : c’est par votre croix que vous direz si vous voulez que l’on creuse la tombe de la démocratie », a soutenu Me Panglose. Il a émis le souhait que l’électorat choisisse de voter pour des personnes qui ont la même ligne de pensée que celle qui animait le leader des bleus aujourd’hui disparu.
Après la cérémonie, Adrien Duval a répondu à des questions des journalistes. Il a d’emblée rappelé qu’il a déjà dit ne pas être entré dans la politique avec l’idée d’émuler son père et son grand-père. « Bien sûr, je suis conscient que je me trouve à devoir chausser des souliers à très grosses pointures. Ce qui est certain c’est que j’étudierai le parcours qu’ils ont suivi et essayerai de tirer profit de leurs réalisations tout en évitant de commettre les mêmes erreurs ».
À une question du Mauricien, le néo-politicien a déclaré que les souvenirs qu’il a de son grand-père sont plutôt flous. « Quand il est mort, je n’avais que sept ans. Je me souviens de ce jour, puisqu’il y avait beaucoup de monde à la maison, comme jamais auparavant. Je me rappelle également qu’à l’église, mon frère Alexandre a dit une prière », a-t-il fait ressortir. Il a ajouté que par la suite, il a beaucoup appris sur le parcours de SGD, par exemple comment, issu d’une famille modeste, il a étudié avant de devenir avocat, puis ministre. « Finalement je dirais qu’il a été quelqu’un qui a su briller dans tout ce qu’il a fait », a ajouté le jeune candidat.
Questionné sur ce qu’il compte proposer à l’électorat du N° 17, en particulier aux jeunes, Adrien Duval répond que d’après ce qu’il a constaté jusqu’ici, il faudrait revoir les aspects environnementaux de la ville, dont les bâtiments du centre-ville, qui demandent une couche de peinture. Il y a aussi le marché, qu’il a visité et qui est infesté de rats, qu’il faudra sans doute démolir et reconstruire. Pour les jeunes, il songe à mettre une salle à leur disposition, pour permettre aux artistes en herbe de s’exercer quel que soit leur domaine. Il pense aussi prévoir plus de terrains de jeux dans des quartiers. En bref, ce qu’il souhaite pour Curepipe, c’est la faire redevenir la première ville du pays, comme du temps où sir Gaëtan était aux commandes que ce soit comme maire ou ministre ou même les deux à la fois.