Après trois jours  au Salon du Prêt-à-Partir au SVICC (Swami Vivekananda International Conference Centre) à Pailles, l’exposition La présence française à Maurice, 1715-1810 est retournée au Musée d’Histoire National à Mahébourg la semaine dernière pour y rester jusqu’à fin octobre.
L’exposition se décline en une vingtaine de tableaux qui mettent en relief l’importance stratégique de l’Isle de France dans l’océan Indien, l’établissement de la colonie et l’occupation française à partir de 1721, l’administration de Mahé de La Bourdonnais, gouverneur de l’Isle de France, le peuplement de la colonie, l’esclavage et le marronnage, l’administration de Pierre Poivre et le Jardin de Pamplemousses, Port Louis en tant que base navale, le voyage du navigateur Jean François Galaup de Lapérouse dans l’océan Indien, l’Église, Rodrigues, les Chagos et Tromelin, le naufrage du Saint-Géran et la légende de Paul et Virginie, la Guerre de Course (les corsaires), le combat de l’île de la Passe, l’administration de Charles Decaen, fondateur de la ville de Mahébourg et dernier gouverneur français de l’île, le combat du Grand-Port 1810, The Mauritius Campaign et le Traité de Capitulation qui mettent fin à l’occupation française.
 Depuis son vernissage en la présence du ministre des Arts et de la Culture, Santaram Baboo, et l’ambassadeur de France, Laurent Garnier, le lundi 21 septembre au Musée d’Histoire National à Mahébourg, l’exposition a été visitée, au 27 septembre, par environ 2 500 personnes dont de nombreux écoliers et étudiants. Lors de la cérémonie inaugurale à Mahébourg, Santaram Baboo, situait le contexte particulier dans lequel l’exposition a été organisée sous l’égide de son ministère. « Cette exposition du tricentenaire de l’occupation française à Maurice, placée sous l’égide de mon ministère, a brassé large pour être à la hauteur de l’événement, soit célébrer dignement non seulement l’anniversaire d’une occupation qui a marqué la destinée de notre île, mais encore les 95 années de cette occupation qui a scellé durablement l’avenir de ce pays ».
 Le Mauritius Museums Council (MMC), principal organisme concerné par cet exercice de mémoire, a eu la collaboration des Archives nationales, du National Heritage Fund et de la bibliothèque de l’Institut Mahatma Gandhi. Santaram Baboo a salué ces différentes institutions « pour s’être investies pleinement dans ce formidable exercice de mémoire et la reconstitution d’un pan reconnu de l’histoire du pays », avant de se dire être convaincu que « les visiteurs, tant du grand public que du monde éducatif, sauront apprécier l’excellent exercice de vulgarisation entrepris par des concepteurs soucieux tant de chronologie que de pédagogie, et d’une approche qui, tout en privilégiant la vieille Isle de France, jette aussi un regard sur les îles Rodrigues, Chagos et Tromelin sous l’occupation française ».