Le 2e anniversaire de la création du 29e État de l’Inde, le Telangana, a été célébré jeudi dernier. Dans le sillage, la Telugu Saamskruti Nilayam (la Maison de la Culture Télougoue) organise le mardi 7 juin, avec le soutien de la mairie de Beau-Bassin/Rose-Hill, un programme culturel avec chants, danses et récitations de poèmes. Les artistes qui y participeront viennent de différents coins de l’île et s’efforceront de faire revivre le culturel tel que vécu au Telangana.
Le Telangana comme l’Andhra Pradesh (dont la création est célébrée le 1er novembre) a des liens historiques et culturels avec l’île Maurice, en particulier avec ses citoyens de culture et de langue télougoues. En effet, nombre de nos compatriotes télougous sont issus de personnes venues de l’espace territorial qu’occupe le Telangana et qui ont tout fait pour transmettre leurs acquis culturels et patrimoniaux à leurs descendants.
Les rites promus par les immigrants télougous venus s’installer à Maurice sont associés au Rambhajanum, fête très populaire en hommage au dieu Ram dans le milieu télougou local et qui a été introduite à Maurice par les immigrants venus de l’espace géographique qu’occupe aujourd’hui le Telangana. Le temple de Sri Badrachalam au Telangana est un haut lieu de la célébration du Rambhajanum.
C’est encore de la région qui est aujourd’hui le Telangana, que les membres de la communauté télougoue de Maurice ont hérité d’une autre pratique observée avec ferveur, la Bonaalu Pandaga-Amma Vaaru Pooja que les mères de famille animent en hommage à la déesse Kali pour la protection passée et à venir que cette dernière accorde à ses dévots. Même si elle se pratique tout le long de l’année, l’hommage à Kali est rendu généralement avant Ougadi.
Pour Narainsamy Sanyasi, président de la TSN, c’est tout à l’avantage de la communauté télougoue mauricienne de célébrer à la fois le Telangana Day (2 juin) et l’Andhra Day (1er novembre) et de développer des rapports et des échanges avec ces deux États de la République de l’Inde. On décuple ainsi les facilités que ces deux États sont en mesure d’offrir pour consolider les acquis culturels, matériels et linguistiques et préserver les traditions qui sont venues de ces coins de la Grande Péninsule.