Seetulsing Meetoo

Seetulsing Meetoo, accusé d’avoir posté sur Facebook plusieurs clips sonores avec des commentaires « désobligeants » sur le Premier ministre, Pravind Jugnauth, et sa famille, a été reconnu coupable des faits en Cour intermédiaire.

Cet habitant de Sainte-Croix était poursuivi sous trois charges de “using an information and communication service for the purpose of causing annoyance to another person”, en violation avec les articles 46 et 47 de l’Information and Communication Technology Act (ICTA). Il connaîtra sa sentence le 24 janvier.

Seetulsing Meetoo, qui est représenté par Me Neeven Moonesamy, avait plaidé coupable des faits en Cour intermédiaire. Lors de son procès, il a présenté ses excuses au Premier ministre et à sa famille, ainsi qu’à la cour. Les deux dépositions prises avec l’accusé avaient été lues en cour. L’accusé avait avoué les faits. Lors de sa plaidoirie, Me Neeven Moonesamy a rappelé que son client avait admis sa culpabilité dès le départ, de même qu’il avait coopéré avec la police et présenté ses excuses à toutes les parties concernées. Me Moonesamy a de ce fait plaidé pour une sanction autre que la prison dans ce cas. La magistrate Naveena Parsuramen a reconnu l’accusé coupable des charges retenues contre lui et a ajourné l’affaire au 24 janvier pour les plaidoiries avant la sentence.

C’est le 20 décembre 2016 que Seetulsing Meetoo avait été arrêté suite à des messages postés sur son compte Facebook au sujet de l’épouse du Premier ministre. À trois reprises le même jour, le jeune homme avait posté, à travers son téléphone portable, plusieurs clips vidéo avec des commentaires sur Kobita Jugnauth, sir Anerood Jugnauth et les proches de Pravind Jugnauth. Il avait été arrêté suite à une enquête policière et relâché le même jour.
Le procès avait été fixé au 14 janvier 2019. Cinq témoins ont été assignés dans cette affaire, soit le sergent Bulladin, l’inspecteur de police Bhundoo, l’inspecteur Ramlugun, le constable Aukhez et le constable Dookhurun.

Les charges formelles avaient été logées en Cour intermédiaire le 26 décembre 2017. Bien que les dispositions de la loi sous l’ICTA aient été amendées, l’accusé sera sanctionné sous l’ancienne loi, les amendements n’ayant aucun effet rétroactif.