Après l’arrestation et la remise en liberté conditionnelle de l’ancien Premier ministre, Navin Ramgoolam, Rezistans ek Alternativ souhaite voir que « toutes les enquêtes sur les formes d’abus potentiels et en violation des lois se fassent strictement en considération de l’intérêt public et ne dévie pas pour devenir une vendetta politique ». C’est ce qu’affirme Ashok Subron dans un commentaire dans la soirée d’hier.
«Si Navin Ramgoolam a commis une offense concernant une possible perversion de la justice et/ou de blanchiment d’argent, ou d’autres formes d’abus, il doit absolument en répondre devant la justice mauricienne. Son statut d’ancien Premier ministre ne lui confère aucun droit supplémentaire ou moindre», poursuit l’animateur de ce groupement politique.
Dans ce contexte, Rezistans ek Alternativ demande à la police et aux autres instances judiciaires de faire leur travail et strictement leur travail en toute indépendance, selon les provisions de loi et du droit constitutionnel d’un citoyen, y compris le citoyen Navin Ramgoolam.
Resistans ek Alternativ précise que «si Navin Ramgoolam n’est pas en mesure d’expliquer la provenance de plusieurs millions de roupies découverts par la police dans sa résidence aussi bien que la provenance d’autres sommes éventuelles dans les coffres-forts saisis dans sa résidence, cela constituera alors un délit d’une extrême gravité, surtout pour un ancien Premier ministre.»
Rezistans ek Alternativ donne la garantie qu’il veillera qu’il n’y ait «aucune pression pour empêcher la police et la justice de faire leur travail, que les droits du citoyen Navin Ramgoolam soient respectés et que l’intérêt public prime avant tout concernant toutes formes d’abus potentielles commis par l’ancien régime de Navin Ramgoolam.»
Ashok Subron est d’avis qu’il «est clair qu’il y a une exaspération dans le pays par rapport aux abus du pouvoir du régime ramgoolamien. Les nouveaux éléments des dernières enquêtes sur la gestion des terres de l’État, les régions côtières/Pas géométriques, les contrats, les prêts bancaires, les faveurs dont certains proches de Navin Ramgoolam ont bénéficié durant les neuf dernières années, ont exposé ces abus de pouvoir.»
«Nous demandons que les enquêtes sur les abus et accaparement des biens publics par les proches de l’ex-régime de Navin Ramgoolam, dépassent le cadre du régime ramgoolamien : toutes les allocations des biens publics qui ne garantissent pas l’intérêt du peuple, des générations à venir et le maintien de la balance de l’écologie doivent être résiliées. En cas de nécessité, il nous faut de nouvelles législations pour sauvegarder l’intérêt du public et des générations à venir. Pour trop de temps, une poignée de proches du pouvoir ont pratiqué une politique de «vampirisation» pour accaparer des biens publics et la richesse nationale», souligne Rezistans ek Alternativ.