« Vous devez réduire la quantité de pesticides et d’insecticides utilisés dans vos cultures, elles sont en train de détruire notre environnement et la santé de la population ». Propos hier du ministre du Business et des Coopératives, Sunil Bholah, lors d’un atelier de travail organisé par la Mauritius Fairtrade Cooperative Federation Ltd, avec la Mauritius Cane Industry Authority (MCIA), sur le thème Integrated Weed Management. « Il est important de pratiquer une agriculture durable », devait insister Sunil Bholah, face aux planteurs présents.
Sunil Bholah encourage les agriculteurs à pratiquer le commerce équitable, qui représente, dit-il, « un nouveau souffle et un ballon d’oxygène pour le secteur agricole, surtout pour la canne à sucre ». Les agriculteurs doivent savoir que cette certification, conforme aux normes internationales, « facilite l’exportation de notre sucre à un prix rémunérateur », a-t-il lancé, avant d’ajouter qu’environ 3 000 produits, dont le thé, le café, le sucre, le riz et le textile, sont ainsi certifiés de par le monde. Cette certification regroupe environ sept millions petits producteurs. À Maurice, elle concerne environ 5 200 planteurs qui exportent 20 000 tonnes de sucre chaque année sous le label du commerce équitable. Pour la récolte 2014, ces planteurs ont obtenu une prime additionnelle de Rs 45 M ; ils ont obtenu un total de Rs 178,8 M de 2009 à décembre 2015.
Le ministre indique que ces planteurs ont investi leur prime dans des projets liés à la mécanisation et à l’éducation. Ils ont aussi introduit des subventions sur les produits agricoles et fait construire ou rénover les bâtiments et bureaux abritant leurs sociétés coopératives. Le gouvernement, dit-il, n’est pas insensible aux problèmes des planteurs de canne à sucre. « Il vous faut être solidaire en ces moments difficiles afin de pouvoir faire face aux problèmes qui ont émergé », a-t-il souligné. Et de les inviter à travailler pour la consolidation du secteur sucre à travers le commerce équitable.
S’agissant du mouvement coopératif, le ministre a indiqué avoir institué un comité technique pour travailler sur un plan visant à promouvoir la transparence et la bonne gouvernance, encourager les coopératives à entrer dans de nouveaux créneaux tels que l’énergie verte et le bio-farming, et encourager les femmes et les jeunes à se joindre au mouvement.