Nos échanges commerciaux avec l’extérieur ont été déficitaires d’environ Rs 4,6 milliards en janvier 2015, soit un montant réduit de près de 10% par rapport au niveau atteint pour le mois correspondant de 2014 (Rs 5,1 milliards).
Selon Statistics Mauritius, la baisse du déficit est expliquée principalement par la progression de 12,3% de nos exportations alors que la hausse de nos importations n’a été que de 2,8%. Les données recueillies par Statistics Mauritius indiquent que les exportations se sont élevées à Rs 7,6 milliards, contre Rs 6,8 milliards en janvier 2014. Ce sont surtout les exportations de « machinery and transport equipment » (en particulier l’équipement de télécommunications) qui ont donné un gros coup de pouce. Les recettes sous cet item se sont élevées à Rs 1,3 milliard en janvier 2015, contre Rs 354 millions pour le même mois de l’année précédente.
Statistics Mauritius rapporte que les exportations de produits alimentaires et de produits manufacturiers divers (dont le textile et l’habillement) se sont stabilisées autour de Rs 1,7 milliard et Rs 2,2 milliards respectivement. Quant à l’approvisionnement des navires (en carburant et autres produits), il a rapporté Rs 1,5 milliard par rapport à Rs 1,7 milliard en janvier 2014.
Côté importations, la facture est passée de Rs 11,9 milliards à Rs 12,2 milliards. Cette augmentation est attribuable, dans une grande mesure, aux achats de machines et équipements de transport, dont l’équipement de télécommunication (téléphone portable) pour la réexportation. Le coût est ainsi passé de Rs 2,7 milliards à Rs 3,4 milliards. La facture pétrolière a également connu une hausse (de Rs 2,2 milliards à Rs 2,5 milliards), alors que celle des produits alimentaires, elle, a diminué d’environ Rs 400 millions pour passer à Rs 2 milliards.
L’Inde est largement en tête des pays fournisseurs avec des ventes se situant à Rs 3,1 milliards en janvier 2015. Elle a précédé la Chine (Rs 1,7 milliard), la France (Rs 1 milliard), le Vietnam (Rs 905 millions) et l’Afrique du Sud (Rs 565 millions). Les principaux marchés à l’exportation ont été, dans l’ordre : les Émirats Arabes Unis (Rs 1,1 milliard), le Royaume-Uni (Rs 724 millions), les États-Unis (Rs 617 millions), Madagascar (Rs 590 millions) et la France (Rs 550 millions).
Réunion d’experts
Une réunion d’experts en matière de commerce international se tient actuellement à Malte à l’initiative du Commonwealth Secretariat. Assad Bhuglah, directeur de la division de politique commerciale au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, a été invité à siéger en tant que membre d’un panel d’experts lors d’une des sessions de cette réunion. Les experts délibéreront sur les grandes tendances mondiales en matière de commerce et leur impact sur le flux d’échanges internationaux ainsi que sur l’environnement des affaires, notamment dans les petits états membres du Commonwealth. Les participants vont analyser les perspectives ainsi que les priorités en matière de politique commerciale pour les pays membres, qui sont majoritairement de petits États vulnérables.
La problématique du commerce multilatéral a été au centre des travaux du Commonwealth Secretariat sur la politique commerciale. « The Commonwealth is committed to rules-based, transparent, and free and fair multilateral trading system, which it has reaffirmed in the Kotte Statement on International Trade », fait-on ressortir. Dans cette optique, les experts réunis à Malte discutent des derniers développements au niveau du Doha Roung (négociations placées sous l’égide de l’Organisation mondiale du commerce) afin de mieux définir les priorités pour les pays du Commonwealth.  
Les milieux concernés considèrent que, même si l’attention des pays membres doit être focalisée sur la coopération régionale, l’émergence de grands blocs commerciaux aura définitivement des implications profondes pour le système de commerce global incluant l’intégration de chaque pays membre du Commonwealth à ces blocs régionaux.