Les échanges commerciaux entre Maurice et les Etats-Unis se sont améliorés en 2015 en comparaison avec 2014, mais nos exportations ont subi une légère baisse l’année dernière. C’est ce qu’indiquent des données récentes publiées par le site Web AGOA.info. Selon ce même relevé, les échanges totaux entre les Etats-Unis et les pays bénéficiaires de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) ont diminué en 2015.
Les exportations mauriciennes vers les Etats-Unis se sont élevées à USA 395 millions en 2015 par rapport à USD 401 millions en 2014, soit une baisse de 1,5%. Maurice a malgré tout maintenu une balance commerciale favorable avec les Etats-Unis mais ces derniers ont accru sensiblement leurs exportations vers Maurice, les portant à USD 58 millions, contre USD 35 millions en 2014. À la lumière des données rendues publiques récemment par Statistics Mauritius, il semblerait que les exportations mauriciennes, en particulier le textile et l’habillement, ont progressé fin 2015 et pourront évoluer favorablement en 2016 dans le sillage du renouvellement de l’AGOA pour une période de dix ans.
Cependant, selon AGOA.info, les échanges totaux entre les Etats-Unis et les 39 pays bénéficiaires de l’AGOA ont accusé une baisse importante en 2015, se chiffrant à USD 36,4 milliards, contre USD 49,9 milliards en 2014. Les pays membres de l’AGOA ont exporté pour un montant de USD 19,1 milliards l’année dernière, contre USD 25,5 milliards en 2014, soit un repli de 24,9%. De même, les exportations américaines vers ces pays ont diminué de 29,3%, passant de USD 24,4 milliards à USD 17,3 milliards. « The trade balance is therefore still stable, with a surplus of approximately USD 2 billions for countries supported by AGOA », observe AGOA.info, qui rappelle que l’accord de partenariat en question est considéré comme un pilier central des relations économiques entre les Etats-Unis et l’Afrique subsaharienne et qu’elle offre un accès hors taxe et sans quota pour plus de 6 000 produits au marché américain.
Il a été argué en plusieurs occasions que beaucoup de pays d’Afrique subsaharienne n’ont pas pu prendre avantage des dispositions de l’AGOA. Parmi ceux ayant su saisir les opportunités offertes par l’AGOA, on cite les noms des pays producteurs de pétrole et les économies les plus développées du continent, soit l’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Angola, entre autres. D’aucuns affirment que cette dépendance sur les exportations du pétrole et du gaz a été à la base du recul des échanges commerciaux entre l’Afrique subsaharienne et les Etats-Unis depuis 2012.  
Tout en soulignant que les importations par les Etats-Unis de produits pétroliers des pays membres de l’AGOA ont baissé en 2015, AGOA.info constate que les exportations africaines de produits textiles, d’équipement de transport, de machines et de produits agricoles ont augmenté.
Pour ce qui est des exportations, on note que l’Afrique du Sud demeure le premier fournisseur des Etats-Unis avec USD 7,4 milliards, mais en baisse de 10%. L’Angola occupe la deuxième place avec USD 3 milliards (-45%) devant le Nigeria avec USD 1,9 milliard (-46,3%). S’agissant des exportations américaines, l’Afrique du Sud reste en tête des marchés avec USD 5,4 milliards (-14,3%) devant le Nigeria avec USD 3,4 milliards (-42,9%) et l’Éthiopie avec USD 1,5 milliard (-6,8%).