« It’s a messy state of affairs and the roles played in this transaction are confusing », a fait ressortir l’ex-juge Bushan Domah lors des travaux de la commission d’enquête sur la vente des actifs de la BAI hier. Sanjiv Issary, le Chief Executive Officer (CEO) de la National Property Fund Ltd a eu à répondre aux questions de Bushan Domah et des assesseurs Sattar Hajee Abdoula et Imrith Ramtohul sur le rôle de la NPFL dans l’exécution du deal Britam. Les réponses de Sanjiv Issary ont toutefois laissé la commission perplexe, poussant le juge à trouver « qu’il semblerait que des décisions ont été prises par une main invisible ».
Le CEO de la NPFL a été entendu pour la deuxième fois hier lors de la commission d’enquête sur la vente des avoirs de la BAI, soit 23% des actions dans la société Britam Holdings Ltd, au Kenya. Sanjiv Issary, faisant face à un feu roulant de questions sur le rôle de la NPFL dans le deal Britam, devait soutenir que la NPFL « n’était pas partie prenante des discussions menant à la vente des actifs » et que la NPFL « n’était pas impliquée dans le Sale and Purchase Agreement (SPA) », ajoutant que c’est le Special Administrator qui avait le contrôle des actions de la BAI au sein de Britam Kenya.
Interrogé par Sattar Hajee Abdoulah sur le fait qu’il avait signé lui-même les documents pour avaliser la transaction, il a répondu que « the agreements were done at ministry level and then the documents were dispatched to me and I signed through the instructions of the ministry », ajoutant que c’est « le ministère des Services financiers, à travers le Permanent Secretary et le Deputy Permanent Secretary, qui se chargeait des instructions ».
Concernant la ratification de cette transaction par le board de la NPFL, Sanjiv Issary a soutenu que « le board s’est réuni une seule fois, le 20 juin 2016 », précisant qu’il s’agissait d’une « réunion pour que les directeurs prennent connaissance des documents ». De ce fait, Bushan Domah a demandé que Sanjiv Issary lui communique des copies des e-mails échangés concernant la vente de Britam Kenya.
Dans un second volet, Sanjiv Issary a expliqué que « l’argent de la transaction avait été acheminé vers le compte de la BDO car la NPFL n’avait pas de comptes en dollars américains ». Sattar Hajee Abdoulah devait faire part, lors de la séance, que selon ses calculs entrepris sur la base des “bank statements” fournis par le notaire Kavi Ramano, la NPFL aurait encouru un manque à gagner de USD 2 M.
Sanjiv Issary lui a fait comprendre qu’il n’était pas du même avis. Au terme de l’audition, Bushan Domah a indiqué à Sanjiv Issary qu’il pourrait être réentendu pour apporter des éclaircissements sur de nouveaux éléments d’informations qui seront mis à la disposition de la commission d’enquête. Aujourd’hui, c’est la Financial Services Commission qui sera auditionnée, tandis que l’ancien ministre des Finances Vishnu Lutchmeenaraidoo devrait venir déposer demain devant la commission Britam.