Les membres de la commission d’enquête instituée après les noyades de deux mineurs, Britney Joomun (8 ans) et Dylan Dennemont (14 ans), au Waterpark & Leisure Village, y ont fait une visite des lieux hier afin de recueillir des témoignages du personnel présent et prendre connaissance des systèmes de sécurité appliqués. Lors de la visite, un manque de sécurité et un manque de personnel a été déploré.
Le secouriste du Waterpark and Leisure village, Purmanand Rodey, a été questionné sur les mouvements des lifeguards et la sécurité mise en place pendant les événements tragiques qui y ont eu lieu en l’espace de dix jours. Concernant Dylan Dennemont, le garçon de 14 ans mort d’une asphyxie due à la régurgitation du contenu de son estomac, le secouriste a expliqué que la victime se trouvait sur le bord de la piscine de la crazy river quand il a eu un malaise. Le secouriste a indiqué qu’un lifeguard se trouvait à quelques mètres du garçon et qu’un autre plus loin surveillait les personnes qui descendaient du toboggan. Selon le secouriste, les lifeguards ont tous un sifflet en leur possession ou communiquent par signaux de la main.
La magistrate Shameen Banon Hamuth-Laulloo, présidente de la commission d’enquête, a pris en considération le fait que l’écriteau de sécurité souligne que les enfants mesurant moins de 1 m 20 n’ont pas le droit à quelques toboggans, mais relève également qu’il n’y a aucune mesure pour appliquer cette interdiction. Suite à une question concernant la consommation de nourritures et de boissons dans le parc de loisirs, le secouriste a indiqué que les gardiens de sécurité font un contrôle afin que personne n’entre avec de la nourriture ou avec des boissons alcoolisées, mais qu’il peut y avoir des cas où des personnes utilisent des subterfuges pour réussir à entrer dans le parc avec leurs boissons et leur nourriture. La magistrate a aussi remarqué qu’aucune caméra de surveillance n’est placée à l’intérieur du parc et près des toboggans.
Concernant la kid’s pool, endroit où Britney Joomun, 8 ans, a succombé à une « asphyxia due to drowning », la magistrate Hamuth-Laulloo et ses assesseurs ont relevé qu’il n’y a qu’un seul secouriste qui s’occupe de la piscine des adultes et des enfants et que de là où il se trouve, il n’aurait pu voir clairement l’endroit où la fillette s’est noyée. La magistrate a aussi dénoncé l’absence de signes indiquant la profondeur de la piscine pour enfants.
Le Chief Lifesaver, Swaraj Gunness, a été questionné sur la qualification des lifeguards au parc de loisirs. Ce dernier a répondu qu’avant 2012, aucun des secouristes n’avait de qualifications. Ils avaient seulement passés des tests basiques pour pouvoir opérer. Ce n’est qu’en 2012 que les secouristes ont reçu un certificat après avoir suivi des cours.
Jean Roger Boodhna, nommé secrétaire de la commission d’enquête, s’est adressé à la presse concernant cette visite des lieux. « La commission à eu l’occasion de voir les divers lieux qui concernent les drames et a eu l’occasion d’écouter le témoignage du personnel présent. Elle a aussi eu l’occasion de voir la salle où les secouristes opèrent pour se faire une idée des équipements de secours utilisés ».
À noter que les assesseurs de la commission sont Swagath Poorun, du SAMU de l’hôpital Jeetoo, et Leckram Chineesa, Chief Occupational Safety & Health Officer au ministère du Travail. Les auditions dans cette enquête se poursuivent aujourd’hui.