Dans son rapport consacré aux canaux d’entrée et de distribution de stupéfiants dans les maisons carcérales, la Commission Lam Shang Leen fait d’abord un constat des failles du système, relevant avec inquiétude que malgré la présence de quelque 250 officiers, des articles prohibés sont jetés par-dessus les murs des différentes prisons et que des téléphones portables changent de main, souvent au nez et à la barbe des officiers ou gardes-chiourme. Le rapport fait également état de l’introduction d’articles prohibés par le truchement des camions venus livrer des produits de consommation pour les prisonniers.

« Mes enquêteurs et moi-même sommes pleinement satisfaits que le rapport de la Commission d’enquête sur la drogue a été rendu public. Nous avons appuyé l’ancien juge Paul Lam Shang Leen et ses deux assesseurs dans cette énorme expérience qui s’est avérée extrêmement enrichissante, et certainement unique à plus d’un titre ! De surcroît, nous sommes certains que les retombées de cet exercice long et ardu seront très positives pour l’ensemble du pays. Il est vrai que ça n’a pas été une affaire simple et facile à mener à bon port. Mais nous sommes confiants que de ce rapport émaneront surtout des choses positives ? »