Trois semaines après un déballage quasi complet par le « temwin sok » Samachar, connu sous le nom de George, des dessous du réseau de trafic de drogue dans la région de l’océan Indien – avec des noms de VVIP bien connectées politiquement cités en première ligne –, les Police Headquarters des Casernes centrales se trouvent « in the line of fire ». En effet, le président de la commission d’enquête sur la drogue, l’ancien juge de la Cour suprême Paul Lam Shang Leen, a réclamé une “High Level Probe” en vue de déterminer les circonstances de la perquisition effectuées par des éléments de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) au domicile de ce témoin choc de la commission d’enquête au lendemain de ses révélations du 11 octobre dernier. Les premiers éléments d’informations tendent à indiquer que le « soi-disant appel anonyme » passé à l’ADSU pour dénoncer ce témoin comme étant en possession d’une importante quantité d’héroïne, soit entre 500 g et 1 kg, ainsi que des devises étrangères, n’était pas tel que présenté. Dans les milieux proches de la commission, on accrédite la thèse que cette perquisition avait été montée de toutes pièces dans une tentative d’intimider le témoin George et de le faire se rétracter au sujet des révélations cruciales sur le trafic de drogue. Aux dernières nouvelles, l’enquête de la commission d’enquête sur cette affaire a progressé, le commissaire de police, Karl Mario Nobin, étant appelé en personne à fournir des détails précis au sujet de ces ramifications.
Le président de la commission d’enquête, Paul Lam Shang Leen, et ses deux assesseurs, Sam Lauthan et Arvin Dhomun, n’avaient pas digéré l’intrusion de l’ADSU dans les travaux de la commission. En effet, en fin de semaine du 9 octobre, soit après avoir révélé des “arresting evidence” sur le réseau de trafiquants de drogue, en liberté ou en prison, le témoin George devait recevoir la visite d’une escouade de l’ADSU à son domicile. Ces officiers de police avaient procédé à une perquisition systématique et musclée en vue de chercher de l’héroïne et des devises étrangères. Mais  l’ADSU devait rentrer bredouille.
Du côté de la commission d’enquête, dans un élan visant à préserver et protéger l’intégrité du témoin – aussi bien que d’autres ayant déposé –, Paul Lam Shang Leen avait réclamé une enquête au sujet du “Landing”. Au sein de l’ADSU, par l’intermédiaire du Deputy Commissioner of Police Choolun Bhojoo, on soutient que la décision de ce raid avait été prise suite à « un appel anonyme » dénonçant le “Temwin Sok” Samachar comme étant en possession d’une quantité de drogue variant entre 500 g et 1 kg, ainsi que des devises étrangères. L’ADSU maintient que, selon les procédures établies, devant de telles allégations, même si elles sont anonymes, une descente sur les lieux s’impose.
So far so good ! Mais la commission d’enquête a voulu aller au plus profond des choses au sujet de cet appel anonyme. En conformité avec les dispositions de la loi, cet appel téléphonique à l’ADSU a été retracé. Le comble serait que cet appel de dénonciations émane d’un des bureaux aux Police Headquarters des Casernes centrales dans une tentative de contrarier les travaux de la commission d’enquête. La collaboration du commissaire de police a été sollicitée officiellement en vue de déterminer l’identité des officiers ayant accès à ce numéro de téléphone spécifique attribué à un des nombreux hauts gradés de la force policière.
Sans nul doute, les officiers de police concernés devraient être convoqués et entendus formellement au sujet des directives et du cerveau se cachant derrière cet appel en vue de nuire à un témoin crucial de la commission d’enquête, avec des sanctions disciplinaires recommandées subséquemment. Les dernières révélations constituent un choc dans certains milieux de la force policière et représentent une véritable irritation dans l’entourage de la commission d’enquête Lam Shang Leen. Affaire à suivre avec la reprise des auditions annoncées pour demain alors que des Senior Members at the Bar, susceptibles d’être entendus, sont actuellement à l’étranger…