La nomination de Nirmala Boodhoo à la tête du Public Service Commission sera l’occasion d’oeuvrer pour plus d’égalité homme/femme, soutient Arianne Navarre-Marie, de la Commission des Femmes du MMM, qui rencontrait la presse hier matin.
La Commission des Femmes du MMM a tenu un point de presse hier matin à la municipalité de Port-Louis. Parmi les thèmes abordés, la prostitution infantile, la garde des enfants, les enfants handicapés et les inégalités homme/femme. « Le quotidien des femmes est encore marqué par les discriminations. Selon les statistiques une femme sur 10 survit avec des revenus sous le seuil de pauvreté de Rs 5 600. Malgré la loi, la triste réalité demeure : l’existence des inégalités est un fait », affirme Ariane Navarre-Marie. La Commission des Femmes du MMM exprime également son inquiétude sur la prostitution infantile, qui est des plus alarmantes, et le sort des enfants handicapés.
Lysie Ribot a pour sa part parlé de la recrudescence de la prostitution infantile, tout en rappelant qu’en 2011, la Commission des Femmes du MMM avait déjà fait un constat dans ce sens. En septembre 2012, ce problème avait été souligné au Premier ministre et aux ministres concernés. Cette année, il y a eu le cas d’une fille de 17 ans qui a laissé entendre qu’elle a été forcée de se vendre à une cinquantaine d’hommes. « Il faut prévoir des sentences sévères envers les parents abuseurs et les proxénètes. Plus la victime est jeune, plus forte devrait être la sanction pour le client et ceux impliqués dans la prostitution infantile. Il faut revoir l’article 11 de la Child Protection Act afin que le duty to report un cas d’enfant maltraité, négligé, abandonné ou exposé au danger ne soit pas limité au corps médical ou paramédical ou au corps enseignant mais à n’importe quel membre du public au courant d’un cas d’abus sexuel ou de prostitution infantile. Il faut aussi infliger une sentence à toute personne qui aurait failli à ce duty to report, et imposer à la police l’obligation d’enquêter sur une dénonciation, même anonyme, d’abus sexuel ou de prostitution, tel le droit à l’ICAC d’enquêter dans le cas d’une dénonciation anonyme de corruption. » Dans le dernier cas de prostitution dénoncé, dit-elle, la mère de la jeune fille dit avoir rapporté le cas à la Brigade pour la Protection des Mineurs depuis décembre 2013 en donnant même l’adresse du pensionnat en cause. La brigade, dit-elle, aurait demandé à la mère de jurer un affidavit pour qu’elle puisse visionner les enregistrements des caméras du pensionnat. Si cela est vrai, ce cas est grave, dit Lysie Ribot, qui se demande également s’il y a eu collaboration entre la Brigade des Mineurs, la police et la CDU et quelle a été la forme d’action prise. Elle insiste pour savoir ce qu’il en est du soutien psychologique pour les autres membres de la famille de la victime, surtout pour ses deux frères âgés entre 8 et 11 ans.
Françoise Labelle a parlé du sort des enfants handicapés après la fermeture du Foyer Namasté. « Il y a eu cette fille handicapée qui est décédée à l’hôpital, il est grand temps de revoir les structures pour accueillir les enfants handicapés. C’est le devoir de l’État de respecter le droit des handicapés. Une des missions de la CDU est to ensure that rehabilitation is undertaken between children and biological families with a view of returning them to their family. »