S’adressant à la presse hier, la commission des femmes du MMM, par le biais de sa présidente Arianne Navarre-Marie, a dénoncé « le silence de la ministre de l’Égalité des genres, du Développement de l’enfance et du Bien-être de la famille après les cas de maltraitance d’enfants qui ont été rapportés récemment », trouvant « inacceptable » que la ministre Aurore Perraud n’ait toujours pas fait part de ses projets pour régler ces problèmes. « Nous lançons un appel pour qu’elle soit plus active. Y a-t-il vraiment une ministre de la protection des enfants ? » a lancé Arianne Navarre-Marie. La commission des femmes du MMM procédera par ailleurs à l’élection du nouveau comité exécutif le 30 mai.
« Est-ce que le ministre de l’Égalité des Genres existe bel et bien ou devons nous lancer un avis de recherche que le pays cherche désespérément la ministre de la protection des enfants ? », a fustigé la présidente de la commission des femmes du MMM. Face aux plusieurs problèmes qui ont surgi ces derniers temps, tant au niveau des femmes que des enfants, Arianne Navarre-Marie estime que la ministre Perraud doit être « proactive ». Ce qui devrait aussi être le cas pour l’Ombudsperson pour les enfants, dit-elle. « Cet organisme doit venir de l’avant et promouvoir ses “terms of reference” pour que les gens connaissent son rôle », dit-elle. Et de critiquer le Budget qui, avance-t-elle, ne comporte qu’une seule ligne pour les enfants. « Le gouvernement veut augmenter la somme allouée pour les femmes et enfants en détresse. Cela va-t-il régler tous les problèmes ? »
Arianne Navarre-Marie estime que toutes les institutions doivent être revues. Elle souligne que, dans le passé, la commission des femmes du MMM a préparé plusieurs rapports et recommandations qu’elle a soumises au ministère. Cependant, déplore-t-elle, « on ne nous a jamais pris au sérieux ». La présidente de la commission des femmes du MMM a également lancé un appel à Aurore Perraud pour qu’elle fasse part de ses intentions et projets pour régler ces problèmes. « La ministre a annoncé à la radio qu’elle allait apporter des changements aux lois. Cette démarche ne suffira pas, car il faut avant tout voir les mécanismes qui ont été mis en place pour la protection des femmes et des enfants. Une loi ne sera utile que si elle est appliquée dans toute sa vigueur », a-t-elle soutenu.
La secrétaire de la commission des femmes, Cherylle Rayapen, a quant à elle fait part de son inquiétude après ce qui s’est passé avec les travailleuses bangladeshies. « Ça a provoqué un tollé sur le plan international. C’est mauvais pour l’image de notre pays », dit-elle. Elle a aussi déploré le traitement réservé à ces travailleuses étrangères. « Nou pe vann Moris e si limaz nou pei gate, investisser pa pou vini. »