La Commission Éducation du MMM a rencontré la presse hier après-midi pour faire le point à la suite de son entretien avec Hemandar Madhow, président du MITD Employee Union. Cette commission se dit choquée par « l’absence d’action de Shakeel Mohamed » concernant l’affaire Madhow, Bodet et Singh.
« Un mauvais climat règne au MITD », c’est ce qu’a laissé entendre Steeve Obeegadoo lors de sa rencontre avec la presse hier après-midi à la Mairie de Port-Louis. Suite à une lettre adressée au leader de l’opposition, Paul Bérenger, Hemandar Madhow a rencontré la Commission Éducation du MMM pour faire part de la « mizer ki li pe pase dan MITD ». Ce dernier n’a cependant pas voulu rencontrer la presse « à cause du mauvais climat qui existe au sein de l’institution ». Avec son long parcours depuis l’épisode du cas présumé de pédophilie au sein du MITD, Hemandar Madhow n’a toujours pas réintégré l’institution malgré la décision du Directeur des poursuites publiques (DPP) de ne pas aller de l’avant avec les poursuites.
Steeve Obeegadoo a déclaré être « choqué devant l’absence d’action de Shakeel Mohamed dans ce cas qui dure depuis un bon moment et surtout de la persécution que cet employé, qui a fait appel au Ministre du Travail, subit ». Il a par ailleurs avancé que Hemandar Madhow avait aussi eu droit à des insultes de la part de Shakeel Mohamed, chose qu’il définit comme étant inconcevable.
« Le MITD se enn linstitution a la deriv alor ki li ena enn rol inportan ». Steeve Obeegadoo accuse la « politisation » de ternir l’image de cet établissement. Il en a profité, lors de cette conférence de revenir sur les cas récents qui ont joué contre l’image du MITD et conclut qu’il y a un « désordre au niveau même du MITD Board mis en place par le Ministre de l’Éducation ». Il a d’ailleurs rajouté que depuis que Roland Dubois a pris sa retraite en 2012, il n’y a eu personne pour le remplacer au poste de directeur. « Pena okenn indikasyon lor nominasyon enn nouvo direkter ».
Steeve Obeegadoo a tenu à faire comprendre que ses collègues et lui-même étaient « solidaires de Madhow pour revenir à la charge avec l’affaire MITD » et aussi qu’ils attendent la reprise des travaux parlementaires pour soulever la question.
La demande de la Commission Éducation du MMM a été claire dans cette affaire. Les membres de cette instance veulent que les « persécutions » que subissent Madhow prennent fin et que ce dernier puisse reintégrer son poste. Au niveau du MITD, ils réclament la dissolution du « board dont l’image a été ternie et qu’il y ait un recrutement de nouveau directeur en toute transparence ».
En ce qui concerne le cas Sudha Singh et Pascale Bodet, Françoise Labelle a, elle, partagé sa « joie de voir que les charges contre Sudha Singh et Pascale Bodet ont été rayées ». Elle rajoute fièrement que « zot inn asim zot responsabilite profesionel ». Toutefois, cette dernière rajoute que « ti ena mem enn sarz konplo ek zot finn arete kouma de vilger kriminel. Le Minis Bunwaree, dan sa ka la, ti trouv normal ki prosedir inform sekreter permanan pran letan ».
La Commission Éducation du MMM qualifie le comportement du Ministre de l’Education dans ce cas précis de « ridicule extraordinaire » parce que ce n’est pas possible, selon eux, « ki ena enn lanket lor dimounn ki pe fer zot travay avek profesionalism ».
Bien qu’elle se réjouisse de la réintégration de Pascale Bodet à son poste, la Commission Éducation du MMM se demande toutefois ce qui va se passer pour Sudha Singh, qui n’a rien obtenu. De plus, Françoise Labelle croit dur comme fer qu’il devrait y avoir « réparation » auprès de ces personnes qui ont subi une certaine « humiliation ».
Steeve Obeegadoo a pour sa part conclu que « l’Opposition était à l’écoute face à cette victimisation et humiliation qu’ont subies ces trois personnes et que nous sommes révoltés contre cela ».