Scientifiques, techniciens, décideurs et acteurs économiques, notamment portuaires, de la région Afrique australe et orientale et océan Indien se sont penchés sur un plan d’action régional contre les espèces marines envahissantes lors d’un atelier organisé par le projet Biodiversité de la Commission de l’océan Indien, financé par l’Union européenne, cette semaine.
Les participants à l’atelier ont validé l’état des lieux régional sur les espèces marines envahissantes (EME), enjeu écologique et économique peu étudié jusqu’alors. Prenant la mesure de cette problématique environnementale, ils ont ainsi déterminé les actions prioritaires et concrètes visant à l’élaboration d’un plan d’action régional 2015-2017.
Il a ainsi été décidé de développer un manuel de suivi des EME qui sera appliqué sur trois sites pilotes ; de mener une campagne de sensibilisation sur les risques environnementaux, économiques et sanitaires liés à la prolifération de certaines espèces marines exotiques et indigènes ; de conduire des consultations nationales afin d’élaborer une stratégie régionale de gestion des EME ; de réaliser des études de cas pour mettre en évidence l’analyse coût/bénéfice des actions d’endiguement et d’élimination des EME ; de sensibiliser les autorités politiques des pays couverts par le programme COI-Biodiversité (Comores, Madagascar, Maurice, Seychelles, Kenya et Tanzanie) ; de réviser le protocole de Convention de Nairobi pour y intégrer la problématique des espèces marines envahissantes ; demettre en place une plateforme de gestion de bases de données ;
de renforcer les capacités des pays bénéficiaires concernant la gestion des EME.
« La région est riche d’une biodiversité unique et fragile qui contribue à la sécurité alimentaire des populations comme à la vitalité des secteurs clés des économies côtières et insulaires tels que la pêche et le tourisme. C’est pourquoi la COI conduit un projet Biodiversité grâce à l’appui de l’Union européenne pour un montant de 15 millions d’euros », souligne un communiqué de la COI.