Jean-Claude de l’Estrac, secrétaire général de la Commission de l’océan Indien, a souhaité une contribution plus marquée de La Réunion au sein des instances de la COI. C’est ce qu’il a déclaré lors de sa participation à deux rencontres sur la coopération régionale de l’océan Indien organisées par la France la semaine dernière à Saint-Denis.
Parmi les principaux thèmes abordés à ces rencontres figuraient la coopération régionale entre les pays membres de la COI pour sortir de la crise, asseoir le développement sur des bases plus durables, profiter des avantages comparatifs de chaque pays, mutualiser les approvisionnements, partager les savoir-faire, prospecter des marchés autres que ceux de la zone, en double, voire en triple partenariat et préserver les biens publics mondiaux. L’accent a été mis sur l’intérêt de coopérer lors de la première réunion régionale des directeurs de l’Agence française de développement (AFD) et la troisième édition de la conférence de coopération régionale de l’océan Indien.
Pour la première fois, le secrétaire général de la COI a participé intégralement aux deux rencontres qui ont rassemblé un panel très large d’acteurs français de la coopération dans l’océan Indien : les représentants de l’État (ministères, préfets, ambassadeurs), des collectivités décentralisées (Conseil régional, Conseil général), de l’AFD (divisions Outre-mer et Afrique, agences à Madagascar, aux Comores, à La Réunion et à Maurice) et du secteur privé réunionnais (Conseil économique et social environnemental régional, Association pour le développement industriel de la Réunion, Club Export…) Jean-Claude de l’Estrac compte s’inspirer du modèle de cette conférence, dont il a pu apprécier la richesse des échanges, pour le répliquer dans les autres pays de la région.
Une proposition accueillie favorablement par le ministre français des Outre-mer Victorin Lurel. « Nous partageons le souhait de la COI d’avoir plus de Réunionnais au sein du secrétariat général et je sais qu’avec le Conseil régional de La Réunion, nous trouverons les moyens de répondre à ces attentes », a-t-il déclaré. Il a aussi salué le travail accompli par la commission, « organisation francophone, dont le secrétaire général est un défenseur acharné de la coopération dans la zone et un amoureux du français ». « Les ministères des Affaires étrangères et des Outre-mer seront aux côtés de la COI pour travailler à une plus grande intégration de la région. »
La conférence de coopération régionale a permis de voir comment La Réunion qui est à la fois un département d’outre-mer et une région ultrapériphérique européenne (RUP) pouvait mieux s’insérer dans son environnement régional. « Longtemps, et à tort, on a pensé que La Réunion était une contrainte. C’est une chance encore largement méconnue », a rappelé le secrétaire général de la COI. « La Réunion doit être un élément moteur de la coopération régionale, du fait de ses atouts et de son statut. »