À la requête du National Ocean Council, le secrétariat du Commonwealth a mis quatre experts à la disposition du pays en vue de définir une stratégie océanique nationale. Les quatre experts – Jeff Andron, Project Leader et Adviser Ocean Governance, Josh Brien, Oceans and Natural Resources Advisory Division, Naadira Ogeer, Economic Adviser, et Matthew Moorhead, Legal Adviser, étaient à Maurice la semaine dernière pour des sessions de travail avec des cadres des secteurs public et privé. Ils ont ainsi travaillé avec les sept groupes de travail du NOC et ont rencontré le ministre de l’Économie océanique Prem Koonjoo, le ministre de l’Environnement Raj Dayal ainsi que le secrétaire au cabinet et le secrétaire financier.
Les experts du Commonwealth travailleront sur la formulation d’un National Ocean Policy Paper pour les trois à cinq ans à venir. L’objectif est de définir une stratégie océanique nationale pour Maurice vu l’étendue de notre zone économique exclusive (2,4 millions km2), qui regorge de potentiels en termes d’énergies renouvelables marines, de biotechnologies, d’industrie pharmaceutique et cosmétique ainsi que de biocarburants, entre autres.
Les consultants élaboreront également le cadre légal du NOC, qui fonctionne à présent administrativement. La mission du NOC est de faire de l’économie océanique une industrie importante pour une diversification économique durable, la création d’emplois et la génération de richesse en ligne avec le Programme gouvernemental 2015 à 2019. La structure légale et organisationnelle de la Mauritius Maritime Training Academy (MMTA) sera aussi passée en revue afin de répondre aux besoins de formation d’aspirants marins. En effet, la MMTA veut se positionner comme un centre d’excellence de la région en ce qui concerne la formation maritime.
Les consultants travailleront finalement sur un nouveau cadre pour une meilleure administration du pavillon (“quality ship registry”) pour les navires. La Merchant Shipping Act 2007 sera réexaminée et un cadre de travail régulateur créé en vue d’assurer la gouvernance océanique durable en parallèle avec le développement des activités d’économies océaniques.