Huit ex-employés de la National Real Estate Ltd, compagnie subsidiaire de la State Investment Corporation (SIC), ont manifesté vers midi devant la Victoria House pour dénoncer des représailles. Ils ont été renvoyés, selon eux, pour s’être joints à la Manufacturing & Service Sector Employees Union qui tente d’obtenir la reconnaissance syndicale. Ils réclament désormais leur réintégration.
Les motifs de licenciement sont remis en cause par ces huit personnes qui étaient employées comme agents de sécurité au sein de la National Real Estate Ltd. À la base, elles voulaient négocier en faveur de leurs droits en ayant recours au ministère du Travail et se joindre à un syndicat. L’adhésion à un syndicat et les démarches au ministère ont eu pour conséquence leur licenciement.
Pour Venoo Ramasamy, président de la Manufacturing & Service Sector Employees Union, il s’agit d’un « renvoi injustifié » et d’un « unfair labour practice ».
Ces ex-employés ont approché le ministère du Travail pour soumettre leurs doléances concernant leurs conditions de travail, notamment au sujet de l’uniforme et le fait d’avoir été placés « on call » sans bénéficier de rémunérations additionnelles. Quelques jours plus tard, ils ont été notifiés de leurs renvois. En parallèle, la Manufacturing & Service Sector Employees Union affiliée à la Federation of Progressive Unions (FPU) a initié les démarches en vue d’obtenir la reconnaissance syndicale. Pour être en mesure de négocier les conditions de travail des travailleurs, le syndicat doit être reconnu par la direction d’un établissement/compagnie. Pour les représentants syndicaux, ces huit agents de sécurité ont été victimes de représailles de la part de la direction de cette compagnie subsidiaire de la State Investment Corporation.