La Mauritius Employers Federation (MEF) est favorable à l’idée que le comité tripartite sur la compensation salariale propose un quantum minimum mais assorti de certaines conditions et que les entreprises les plus rentables aient la liberté de décider si elles peuvent offrir une compensation supérieure à leurs employés.
Pour l’association patronale, le comité tripartite doit pouvoir donner un chiffre indicatif quant au montant de la compensation salariale à être payée à partir de janvier 2014. La fixation du quantum de compensation salariale, a déclaré le président de la MEF Vincent d’Arifat au Mauricien, doit tenir compte de différents facteurs : le taux d’inflation, la productivité dans les entreprises, la compétitivité de l’économie mauricienne, la nécessité de protéger les emplois existants ainsi que la création de nouveaux emplois et la capacité des entreprises à payer. « Nous sommes pour le principe de paiement d’un minimum indicatif », a indiqué Vincent d’Arifat.
Pradeep Dursun, directeur exécutif de la MEF, est d’avis que dans le cadre de ses travaux pour fixer la prochaine compensation salariale, le comité tripartite ne doit pas occulter la situation difficile dans laquelle se trouvent les entreprises vu la conjoncture économique contraignante et surtout la situation de l’emploi. « Le taux de chômage est déjà élevé et pour la fédération patronale, le salut passe par la création d’emploi. Le vice-Premier ministre et ministre des Finances a fait lors de l’ouverture des tripartites un survol de la situation économique du pays, une présentation qui, selon nous, reflète la réalité car il faut se dire qu’on n’est pas encore sorti de l’auberge », a observé Pradeep Dursun.
Le directeur exécutif de la MEF a soutenu que le principe de paiement d’un montant minimum est accepté au niveau du patronat et, rejoignant les propos de Vincent d’Arifat, fait ressortir que la fixation du quantum doit tenir compte de certains préalables. « Les entreprises qui ont le moyen de payer plus pourront ensuite décider des montants qu’elles veulent bien accorder. C’est une approche des plus réalistes », a ajouté Pradeep Dursun.