Le président du Conseil des Syndicats, Toolsyraj Benydin, a adressé ce matin une lettre au VPM et ministre des Finances Xavier-Luc Duval invitant ce dernier à réfuter officiellement les chiffres avancés par un quotidien du matin concernant le quantum pour la compensation salariale. Dans ce cas de figure, le Conseil des Syndicats envisagera la possibilité de revenir à la table des négociations.
À la suite du walk-out du Conseil des syndicats qui regroupe six confédérations : le National Trade Union Congress (NTUC), le Congress of Independent Trade Union (CITU), le Mauritius Labour Congress (MLC), la confédération des travailleurs du Secteur Privé (CTSP), le Mauritius Trade Union Congress (MTUC) et la Confederation of Free Trade Unions (CFTU), le président de cet organisme Toolsyraj Benydin a convoqué la presse d’urgence hier en début d’après-midi. Le conseil a expliqué les raisons derrière ce walk-out lors du comité technique, en précisant que le montant de la compensation salariale aurait déjà été fixé et que le chiffre a été annoncé par un quotidien du matin.
Commentant ce walk-out lors du technical committee qui s’est réuni hier dans la salle de conférence de Victoria House, le président du conseil Toolsyraj Benydin, avance que « c’est pour envoyer un signal fort à l’hôtel du gouvernement. Zot finn assez zoué avec bann travayer. Zot finn assez amenn syndicat en bato, nou pas oule sa kalité politik la ».
Après la réception hier du communiqué du VPM et ministre des Finances, Xavier-Luc Duval, expliquant son regret de la décision des sept confédérations syndicales de se retirer des négociations tripartites du comité technique, le Conseil des Syndicats a adressé une lettre au ministre ce matin. Dans ce courrier Toolsyraj Benydin explique que dans son communiqué adressé aux syndicalistes, Xavier-Luc Duval n’a pas démenti le quantum annoncé par le quotidien du matin hier. Le président du conseil explique son étonnement d’autant plus que dans son édition de ce matin, le quotidien « opines and maintains in unequivocal terms its press comments of yesterday ». Toolsyraj Benydin souligne que « the Conseil des Syndicats is requesting you to officially refute and clarify matters regarding the reiterated statement of (NdlR : le nom du titre de presse) in its edition of today ».
« The Conseil des Syndicats cannot participate in meeting where decisions are ready-made prior to discussions. We can only participate in meetings where collective bargaining are effective, real, constructive, meaningful and in consonance with the intrinsic values of tripartism as enshrined by the International Labour Organisation » écrit Toolsyraj Benydin. Et d’ajouter : « The Conseil des Syndicats would like that negotiations be conducted on the basis of its memorandum adressed to you and in particular with reference to the claim made for the payment of a salary compensation of Rs 950 to all workers and beneficiaries of social assistance. »
Le président du Conseil des Syndicats soutient également qu’en fonction de la réponse du ministre des Finances après réception de cette lettre, le Conseil des Syndicats considérera « the advisability of a return to the negotiating table ». Une assemblée des délégués syndicaux la semaine prochaine est toutefois prévue dans le camp du Conseil des Syndicats.
De son côté la Confédération Syndicale de Gauche-Solidarité, qui s’est retirée de la réunion d’hier car le principe de Rs 12 000 ne figure pas à l’agenda, a animé un point de presse ce matin dans la capital pour commenter la situation. « Nous faisons un appel au gouvernement pour ne pas céder aux discours du patronat. Dans ces réunions tripartites, La Mauritius Employers Federation fait de la propagande infecte sous le manteau de la crise, des petites entreprises et de la productivité. Le patronat est déconnecté de la réalité sociale et du vécu quotidien », a invoqué la CSG-Solidarité.