Le Mauritius Labour Congress (MLC), par la voix de son président Haniff Peerun, réclame des actions de leurs entreprises pour les travailleurs, en sus des Rs 950 de compensation salariale pour l’année en cours que réclame que le Conseil des Syndicats. Les actions, suggère-t-il, devraient représenter la perte du pouvoir d’achat des travailleurs depuis 2005.
« Depuis 2005, les travailleurs n’ont pas reçu de full compensation. Qu’on remplace cette full compensation par des actions. Ce qui ne sera pas difficile pour les entreprises qui se disent être en difficultés », a estimé Haniff Peerun lors d’une conférence de presse, ce matin. Il ajoute que cela aura un effet positif pour l’entreprise car sachant qu’ils en sont actionnaires, les travailleurs feront des efforts additionnels. Le MLC en appelle au bon sens des employeurs. « Bizin konsider nou kouma enn partner. Nous sommes prêts à coopérer avec eux. Nous ne cherchons pas d’affrontement ».
Évoquant les nombreuses souffrances de la population qui, selon lui, mènent le pays vers une explosion sociale, M. Peerun suggère au gouvernement d’accepter que le salaire minimal soit de Rs 12 000, d’appliquer un contrôle strict sur les prix des articles de consommation, de revoir la Corporate Social Responsibility (CRS) et d’imposer une taxe de 1 % sur les profits des entreprises offshore. « Boukou lamizer pou kapav soulaze avek sa », soutient-il.
Haniff Peerun dénonce par ailleurs la politique libérale du gouvernement qui « pe fer dimounn vinn pov » : « La classe moyenne également ne peut plus faire face aux difficultés économiques. La qualité de vie des Mauriciens se détériore de jour en jour. Certaines personnes doivent prendre un deuxième emploi alors que les femmes sont obligées de faire des heures supplémentaires pour joindre les deux bouts. » Pour lui, l’heure est venue pour le gouvernement de prendre des mesures concrètes afin de redresser la situation et offrir ainsi une meilleure qualité de vie aux Mauriciens.